‹ CalvinChapitre 164 sur 212 · LIVRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME

justes. — Violences du Parlement de Paris. — Contraste entre les deux armées. — Bataille de Dreux. — A combien peu tint le sort de la France. — La France pouvait être protestante ; les Français pouvaient être calvinistes. — Calvin prêche la soumission et l'espérance. — Édit d'Amboise.

XVI. Calvin à Genève pendant cette période. — Blandrata, Gentilis, Baudouin. — Les Commentaires sur TAncien Testaaient — Le Commentaire snr les Psaumes. — Calvin et David. — Études sur le cœur humain. — Plusieurs séries de sermons. — Job et Coligny. — XVII. Rien n'est en dehors de Tactivité de Calvin. — Le jurisconsulte. — Le diplomate. — L'homme nécessaire en toutes choses. — Le législateur politique.

XVni. Fondation du Collège et de T Académie de Genève. — Cérémonie du 5 juin 1559. — De quelle persévérance Calvin avait en besoin. — XIX. Le Collège depuis trois siècles. — Quels souvenirs on y peut évoquer. — Le grand secret de Calvin et de tous les hommes nés de lui. — Faibles moyens; grands résultats. — Ces résultats lui doivent leur importance et leur durée. — En quoi Calvin a été plus puissant que Luther. •

XX. Dernières années de Calvin. — Maladies. — Pauvreté. — Désintéressement. — Sadolet frappant à sa porte. — XXI. Derniers travaux et dernière maladie. — Six cruelles semaines. <— Patience et foi. — Calvin travaille encore. — Dernière communion. — XXII. Il reçoit, sur son lit de mort, la visite do Conseil. — Le lendemain, visite de la Compagnie des Pasteurs. ^- Exhortations qu'il leur adresse. — Son testament. — XXIII. Dernière visite de

• IFarel. — Ce qu'ils durent se dire. — Les censures et le repas fraternel. — Ses dernières journées. -^ Sa mort.

XXrV. Ses funérailles. — Ce que nous dit sa tombe, quoique rien n'en marque authentiquement la place.

Rome n'avait pas eu besoin des tristes encouragements que Genève venait de lui donner. Les rigueurs ne s'étaient jamais affaiblies. De menaçants nuages s'accumulaient, de toutes parts, autour de la Réforme et autour de sa capitale.

Nous avons dit à combien de réfugiés s'ouvraient les portes de Genève; ces mêmes portes s'ouvraient aussi tous les jours pour en laisser sortir qui retournaient à la bataille, accompagnés des instructions et des prières du chef. La collection des lettres de Calvin en renferme une adressée, quinze jours avant, la mort de Servet, « aux fidèles des îles, » soit des côtes de la Saintonge, et celui qui portera cette lettre est Philibert Hamelift, premier prédicateur de la Réforme en ces contrées. Arrêté à Saintes, condamné à mort, il s'est échappé et a pu fuir à Genève, où il s'est fait imprimeur. Mais il n'a pu supporter longtemps d'être en repos quand ses frères souffraient ailleurs. Il part, muni de la précieuse lettre. Il arrive, rassemble, prêche, encourage, organise, et, après quatre

Page 1