LIVRE DEUXIÈME. M
toute BiDtre vie doit être réglée aux oomsQaadements de sa sainte loi, et que nous ne devons avoir autre règle de bien vivre , ni inventer autres bonnes œuvres pour complaire à lui que celles qui y sont contenues. » — Puis vient le décalogue.
rV. Vhomme en sa nature. Aveugle « en ténèbres d'entendement, » corrompu et « pervers de cœur, » il ne peut, par lui-môme, ni parvenir à la vraie connaissance de Dieu, ni a s'adonner à bien faire. )) Il a donc besoin d'être « illuminé de Dieu » et « redressé à l'obéissance de la justice de Dieu. »
Y. L'homme en soi damné. Conséquence de ce qui .précède. Donc l'homme doit « chercher autre part qu'en soi le moyen de son salut. »
YI. Salut en Jésus. Jésus est celui « qui nous a été donné du Père, afin qu'en lui nous recouvrions tout ce qui nous défaut en nous-mêmes. » Or, ce qu'il a fait et souffert, nous le trouvons résumé « au symbole qui est récité en l'Église. » — Suit le symbole des apôtres.
YII. Justice en Jésus. C'est par lui que nous sommes « réconciliés et remis en grâce ; » c'est par l'effusion de son sang que « nous sommes net- ' toyés » de toutes nos souillures.
YIII. Régénération en Jésus. C'est l'œuvre de son Esprit. Notre volonté a est rendue conforme à celle de Dieu. » Nous sonmies « délivrés de la servitude du péché, » et c'est ainsi seulement que « nous sommes faits capables de bonnes œuvres. )»
TX. Rémi8sU>fi des péchés , toujours nécessaire. Malgré la régénération, beaucoup de mal et d'imperfections restent. Donc c< nous avons toujours besoin de la miséricorde de Dieu, » et nous devons toujours « chercher notre justice en Jésus-Christ, ne rien attribuant à nos œuvres. »
X. Tout notre bien en la grâce de Dieu^ c'està-dire que tous les bienfaits ci-dessus nous sont accordés « par sa seule clémence et miséricorde, sans aucune considération du mérite de nos œuvres. » Et cependant, les œuvres « que nous faisons en foi » lui sont «plaisantes et agréables, » parce que, ne nous imputant point « Timperfection qui y est, » il ne voit plus en elles que ce. qui « procède de son Esprit. »
XI. Foi. C'est elle qui est « l'entrée à toutes ces et richesses. » Elle consiste à croire « aux promesses de l'Évangile, » et à recevoir Jésus-Christ « tel qu'il nous est décrit par la parole de Dieu. »
XII. Invocation de Dieu seul et intercession de Christ. Tout nous vient de Dieu par Jésus-Christ ; toute autre invocation est donc superflue ou criminelle.
XIII. Oraison intelligible. Nullité de toute prière qui ne procède pas « de TafiTection de cœur. » Modèle : l'Oraison dpminicale.
XIY. Sacrements. Ce sont des « exercices de foi, r> tant pour la fortifier en nous, que pour la « témoigner envers les hommes. » Il y en a deux, le Baptême et la Cène. Quant à <c ce qui est tenu
au royaume du pape, de sept sacrements, nous le condamnons comme fable et mensonge. »
XV. Le Baptême. Signe extérieur par lequel a Dieu testifle qu'il nous veut recevoir pour ses enfants. » Et puisque nos enfants « appartiennent à une telle alliance, » c'est à bon droit que <c le signe extérieur leur est communiqué. »
XYI. La Cène. Représentation de a la vraie communication spirituelle que nous avons en le corps et le sang de Christ. »
XYII. Traditions humaines. Point d'ordonnances légitimes que celles qui sont fondées sur la Parole de Dieu ; point donc de « pèlerinages, moineries, différences de viandes, défenses de mariage, confesses et autres semblables. »
XYIII. Église. Plusieurs Églises dans le monde, et pourtant une seule Église, ensemble des vrais fidèles. Église a dont la droite marque est quand l'Évangile y est purement prêché, annoncé, écouté et gardé. »
XIX. Excommunication. Comme il y a toujours des a contempteurs de Dieu et de sa Parole, » Texcommunication est a une chose sainte et salutaire. » Il est donc « expédient que tous manifestes idolâtres, blasphémateurs, meurtriers, larrons, séditieux, batteurs, ivrognes, après avoir été dûment admonestés, s'il ne viennent à amendement, soient séparés de la communion des fidèles, jusques à ce qu'on y aura connu repentance. »