Cambodge et Java
'apprenais dès mon arrivée au Cambodge en août 1893, que la guerre entre la France et le royaume de Siam ri était point terminée. Venant en ces contrées par les Etals-Unis où j'avais vu l'exposition de Chicago, les Montagnes Rocheuses canadiennes et le pays de l'Alaska, puis passant par le ''l'ï'Èi' Japon et quelques provinces de la Chine, les nou-
velles de la France ne m'étaient (pie fort incomplè- Sgl|g|gigP tement connues. Aussi mon désappointement fut-il
SHililip^ grand lorsque M. de Lanessan, alors gouverneur de
P Indo-Chine, écrivit à M. de Verneville, résident de France à Phnom-Penh, la capitale du roi Norodom, que je devais remettre à une autre époque mon voyage aux ruines Khmères situées dans le Cambodge siamois.
J'avais obtenu comme en l'année 1890 pour aller aux Indes, une mission de M. le Ministre de l' Instruction publique. Cette faveur gratuite comme la première fois, menaçait contre l'ordinaire d'être presque un obstacle à mes projets. Devenant dans ce pays un personnage cependant bien peu important, les dessinateurs n'étant guère dangereux , on ne pouvait me donner les papiers ni les recommandations nécessaires pour les frontières de Siam. La crainte des complications s'il ni 'arrivait quelques désagréments avec nos ennemis d'un moment, les Siamois, suffisait pour tout empêcher. La paix devait bientôt être signée, mais des événements imprévus pouvaient surgir encore. L'amiral Humann qui revenait de Siam, avec lequel j 'eus l 'honneur de passer la soirée chez le lieutenant-général de Saigon, me confirme