‹ Cambodge: la crémation et les rites funérairesChapitre 12 sur 35 · ORGANISATION DE LA VEILLÉE DU CORPS · texte numérisé non relu

ORGANISATION DE LA VEILLÉE DU CORPS

Par un préas réach prakas ou « saint décret royal » daté du i5 juillet 1904, le Roi successeur du roi Noroudam, défunt, a ainsi organisé la veillée du corps.

L'article premier déclare qu'à partir du jour où ce décret est promulgué, les princes fils du roi défunt (préas àngk-machas) et les princes petils-fils {néak ânkgmâchas) devront être groupés en cinq tours de gardes (vén) et chargés de la veillée du « saint et éminent corps du saint et miséricordieux qui est dans sa sainte urne d'or (préas bàrom sàp préas korona knong préas savanna-kôtha) déposée dans la chapelle ardente du hô préas Thamma sàngvéky en attendant la cérémonie de l'offrande au saint feu dans le saint mên (bon préas mén thvay préas phlœung).

Chaque garde compte un chef (athipdey) et un sous-chef (athîpdey-rong), tous deux fils du roi défunt et six fils ou petits-fils. Ces gardes étaient ainsi composées :

La première, des préas àngk-machas Vathanavongs, Chantauongs (i), Pongeyssara, Sotthéavongs, et des néak ângk-machas Ponovongs, Niminthoravongs, Rottavongs, Kéttana ;

La seconde, des préas àngk-machas Essaravongs, Makhavariy Nopphaphau, Sattharot, et des néak ângk-machas Pongsavat, Phatsavat, Rottapongs, Khanthoraréakh ;

La troisième, des préas àngk-machas Châmrœunrithîy Raya, Salavan, Duongmathoura, et des néak àngk-machas Hàssâpongs, Chàmrœunvongs, Nuppovongs, Rotlarî ;

La quatrième, des préas ângk-machas /iC^/sara,i{o//ane/r, Monivongs,Chantalékha, et des néak ângk mâchas Sîrivaty, Honourôt, Rattana, Kéttana.

La cinquième, des préas àngk-machas PhanavongSjDuongsakkhâna, Khânarakh, Ratabot, et des néak ângk-machas Sararakh, Monivan, Monthonchharnay, Chintarvan.

L'article 2 porte que les gardes commenceront par la garde n^ i , et continueront dans l'ordre naturel, qu'elles commenceront dans la chapelle ardente à sept heures du matin jusqu'au lendemain à la même, heure, à laquelle le relèvement aura lieu. Le chef de la garde descendante signera au contrôle remis aux mains du chef des conseillers royaux et le chef de la garde montante y signera aussi.

(i) Les noms des chefs et sous-chefs sont en caractères italiques.

On y lit encore que les princes iih ou petits-fils de la garde doivent obéir aux ordres de leurs chet)$ en tout ce qui concerne la garde du saint corps; que s*ils croient que des ordres s'écartant de cet objet sont donnés, ils doivent se rassembler et inviter leur chefs à réfléchir et à se conformer aux décisions de la majorité ; que si, dans ce cas, les chefs refusent de suivre Topinion de la majorité, ils peuvent rédiger une note et la remettre au chef des conseillers royaux afin qu*il la remette au roi.

On y lit encore que si un chef de garde ne peut, par suite d'occupations, prendre le service, il doit adresser une demande d'exemption au chef des conseillers royaux, afin qu1I la transmette au roi. Si Sa Majesté accorde cette exemption et désigne le sous-chef chargé de le remplacer, il pourra s'absenter. Il en sera de même pour les» sous-chefs et les autres princes de garde.

I/arlicle ^ spécifie que tous les manquements au présent arrêté feront l'objet d'un rapport qui sera remis au roi par le chef des conseillers royaux, afin que Sa Majesté, qui est le maître suprême de la vie, donne l'ordre au conseil des ministres d'examiner les fautes, de juger les coupables et de les punir d'après la loi qui vise les désobéissances aux ordres du roi.

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