‹ Cambodge: la crémation et les rites funérairesChapitre 6 sur 35 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

LE KBUON PRÉAS PARANA SAPH

jointes et posées sur sa poitrine une fleur d'aréquier, des bâtonnets odoriférants et une bougie de cire d'abeille, puis on lui dira ces paroles :

« vous, nous vous remettons celte fleur d^'aréquier afin que vous l'emportiez et que vous la déposiez sur le prëas cholamoni du cheydey (i) qui est dans le séjour des divinités du ciel. Rappelez- vous bien cela ».

3. - On prendra ensuite de la cire d'abeille, pesant i bat (a) et on en fera deux bougies d'égale grandeur (environ dix centimètres) et grosseur [puis sur l'une d'elles on fera trois marques].

Quand on verra que le mourant a perdu connaissance et qu'il n'a plus que la respiration, on prendra le préas katha saupôr bat (3) et on le posera doucement sur les lèvres du mourant en prenant bien soin de ne pas gêner la respiration. Il faudra alors faire attention de ne pas toucher le corps du mourant.

On veillera à ce qu'aucun brait ne se produise et on allumera les bougies aussitôt après la mort.

4. — Quand la bougie marquée aura brûlé jusqu'à la première marque, on pourra pleurer et toucher le corps.

Quand elle aura brûlé jusqu'à la seconde marque, on lèvera le corps et on fera le lavement (oy lœuk lœung chômas).

Quand, le corps ayant été lavé, la bougie aura brûlé jusqu'à la troisième marque, on mettra le mort dans le cercueil (og Iceu kbokkol da kâmchhus),

5. — Tous les objets destinés au phlong (4) devront être déposés avant que la mort survienne et après que le mourant les aura placés {ou laissé placer] au-dessus de sa tête en formant des souhaits.

6. — Un peu avant que le mourant rende le dernier soupir, si les canards, les coqs, le chien, le chat crient alors qu'A a perdu connaissance, [c'est un signe qu' ] il descendra en enfer. Si au contraire il a consciemment entendu le cri de ces animaux, c'est un signe qu'il montera au paradis où le péché ne pourra pas le suivre.

,j, — Quiconque se mettra en colère à l'occasion du partage des biens, frappera ou insultera les esclaves [du défunt], sera ruiné (5).

* 8. — Dès que la vie sera éteinte, il faudra retirer le préas kéatha de sur les lèvres du mort el, si on veut, on le pourra brûler. Quant à l'oreiller sur lequel était posée

{i) P. câlâmani, joyau incnisté au sommet, et cetiga, pyramide.

(2) Le bat vaut 9 gr. 3yb ; il est le quart du damlœng 3y gr. 5o.

(3) L'éminent gâthâ pada ou « stance » des morts, c'est-à-dire une feuille de figuier sacré qui s'est détachée toute seule de l'arbre ou une feuille d'or battu ayant la même forme et sur laquelle on a gravé au poinçon la stance des mourants.

(4) Dépôt. Ce mot cambodgien désigne ici l'ensemble des cadeaux qui doivent être donnés au yoki, aux néak phlaut et aux religieux cpii ont assisté le mourant. Il peut aussi, dans d'autre cas, désigner un dépôt fiirtif, celui qu'un fidèle fait à titre d'aumône à un religieux dont il ne vent pas être connu.

(5) C'est-à-dire : n'aura pas part au partage.

la tête du mourant, il ne devra jamais servir au conjoint survivant quand il ne couchera pas seul, mais il pourra dormir dessus s'il ne prend pas un autre conjoint.

9. — Châtarô makka sâmapâta, châtarô makka phâl sâmapâta khinhé nhanang kosâla thamma emé satta aoiréa hônto, émé satta bâchaga honto, émé satta atitukha hônto, émé sâttù yâtha pâchaya lâphânté, émé sâtta lâphânta (i). Cette prière sera écrite [sur une feuille de papier] et placée sur le dos du cadavre (ê kbnang saupa bat).

Chakkhusâmpatta sattachéa (2). — Ceci doit être écrit et posé sur le ventre (3).

Ces deux sentences doivent être récitées le soir [de la mort] en se couchant.

Parlons ici du rite concernant le départ du mourant qui n'a* plus qu'un peu de force.

I. — L'achar devra prier ainsi afin que le mourant soit pardonné : étipisô phikaranang téoéana rakha tL Cette prière doit être répétée cent fois la face tournée au Nord-Est, car elle demande au préas bat Phikârona (4) de la laisser passer (l'âme du mort).

1. - Quant à la prière qui doit être dite à l'oreille du mourant, alors qu'il n'a plus qu'un peu de force, on devra aussi la dire cent fois. Voici cette prière dite sâtî pathanang : « Etipisâ nâmou putthéaga » (5) ce qui veut dire : « faites l'aumône au fîitur Préas Tras (6) 3>.

3. — Lorsque le mourant aura rendu son dernier soupir, on allumera immédiatement une bougie de cire d'abeille pesant, avec la mèche, exactement un dâmlœng (7) puis on parfumera quatre cruches d'eau {tiik kââm) que l'on fera ensuite bénir par un religieux. -

4* — Quand la bougie sera consumée, on devra lever le cadavre et faire le lavement avec Teau parfumée, puis on l'ensevelira dans douze coudées d'étolfe blanche.

(i) P. cattâro maggâ sampattâ, cattâro maggaphcdâ sampattâ, etc

(2) Cakkhusampadàsattajây etc. Cf. la formule complète au bas de la page 14.

(3) Ces prières sont écrites sur des feuilles de papier, de palmier, d*argeDt ou d'or et placées ainsi qu'il vient d'être dit sm* le dos et sur le ventre du défunt.

(4) Faut-il croire qu'il s'agit ici du dieu de la compassion bien que je ne connaisse pas ce dieu ? Les mots préas bat désignent un personnage divin ou un roi ; le mot kârona, serait le mot pâli karanâ, compassion, miséricorde, le préfixe phi désignerait un génie, ou phi ! Là formule pâlie ci-dessus parait en fait désigner < la protection contre les dieux qui répandent répouvante » {bhîkarâfiarn devânam rakkhâ),

iS) Ponr le p. satipatthânam, cf. p. 16 n. i. Namo buddhaga, salut au Buddha. (6) Le saint en possession de la suprême connaissance buddhique, le futur Buddha. — Tras, qui a atteint,rélu.C' est-à-dire : « que vivant au temps du futur Buddlia.vous lui fassiez l'aumône «.

5. — Cela fait, on invitera les re1ig:ieux à faire le bângskaal (i) en récitant le Kârana kosâla maiika (2). Cette .prière achevée, on placera le cadavre dans un cercueil et on priera un religieux de faire un second bângskaul en disant YÊhânamâki (3) et le Kosâlasâpâkâr (4).

6. — Afin de conduire le cadavre dans la forêt (5), on priera les religieux de réciter le Thamma thoéa sattatang (6), puis on demandera à Tun d'eux de prier à voix basse afin de garder le kosâla matika.

Quand on sera arrivé dans la forêt [au lieu de Tincinérationj, on invitera les religieux à faire un troisième bângskaul en récitant le Kosâla Kâranî,

7. — Ceci fait, on livrera le cadavre au saint feu (bancbea préas phlœung).

8. — Le cadavre brûlé, on devra faire prendre par le yoki (7) quatre cruches d'eau, puis on invitera les religieux à les bénir. Le yoki prendra alors cette eau et éteindra, en la répandant dessus, les charbons du bûcher qui aura consumé le cadavre. Le tout éteint, le yokî fera avec les ossements et les charbons une sorte de forme humaine (couchée) dont la tête sera à l'Ouest et les pieds à l'Est. Ensuite il prendra le riz cuit des quatre corbeilles et le jettera au loin [afin d'éloigner le malheur] (8).

Ensuite, le yokî déformera ce corps [en brassant les ossements, les charbons, les cendres] et le moulera de nouveau en plaçant cette fois la tête à l'est et les pieds à l'ouest, puis il invitera les religieux à faire un [quatrième] bângskaal des ossements en disant le Kosâla avichéa pachaya (9) et le Putthéa nasatti (10). Cette prière terminée, on commencera de ramasser les ossements.

ni

Pour établir les saupâr bat, on écrira soit sur une feuille d'or, soit sur une feuille d'argent, soit sur une feuille (^e mûrier, soit sur une feuille de figuier, ces deux-là tombées seules de l'arbre, les gâthâs ainsi conçues :

« Châkkhu sâmpattasatta chéa, sota sâmpattassatfa chéa, khana sâmpatta"

il) Du p. bhango, chanvre, et sakala, morceau. Faire le bângskaul, c'est réciter la prière karana kosâla mâtika en tenant par un angle rétoffe blanche posée sur le cadavre, le cercueil ou la fosse, puis, la prière achevée, tirer rétoffe à soi et la garder.

(7) Kusala-kârana-mâtikâ, la liste des bonnes causes ?

(3) Prière en l'honneur de V « unique » (p. eka) ?

(4) Les mérites utiles, du p. kusala sopakâro.

(5) Au lieu de l'incinération.

(6) 11 s'agit d'une énonciation de la c loi » (dhamma),

(y) Du p. yogin^ ascète. Mais ici un homme religieux, un lettré, un achar.

(8) Le texte dit simplement sên apphatés krâvéas : le sên est le sacrifice l'immolation, et apphatés a le sens de « propitiatoire i»; le mot kravéas signifie t jeter au loin ».

(9) P. kusalâvijjâpaccayà, etc., la formule méritoire de l'enchainement des causes et des effets, qui débute par \* < ignorance » .

^lo) Du p. buddhâniissati, un dès six sujets de souvenir ou anussatitfhânas. Le bud^ dhânussati, ou souvenir qu'on doit garder du Buddha, est le deuxième.

satta chéa, chiviha sâmpattasatta chéa, kaya sâmpattasatta chia, mano sâmpattasàtta chéa. (i) Ce saupâr bat doit être placé sur le cadavre.

c Etipisô châdo mahâ réachihanang tévéanang rakkha ti (a) ». Cette gâthâ doit être placé sur le front du cadavre.

« Etipiso tauâtang sanang tévéanang rakkha ti (3) ». Cette gâthâ doit être placé sur la poitrine du cadavre.

« Sôsô ââ néné » (4) doit être placé sur la paume de la main gauche du cadavre.

« Etipiso kikarananang tévéanang rakha ti » (5). Cette gâthâ doit être placé sur la paume de la main droite du cadavre.

« Ma â ôd âmâ » (6). Cette gâthâ doit être placé sous Toreille droite du cadavre.

Ce qui concerne le saupar bat et le départ du cadavre est terminé ici.

Parlons du rite {chbap) concernant le cadavre qui n'est pas encore brûlé, mais qui est déjà déposé.

I. — Si une personne meurt enceinte (7), on devra déposer pour le yokt un panier rempli de paddy et une noix de coco dépouillée de son écorce {daung bàk).

:2. — Si une personne meurt non enceinte, on devra préparer un panier rempli de riz, une bougie, un bat (8), quatre coudées et un ampan d'étoffe blanche, un grand régime de bananes, un couteau, une bêche, un plateau portant des plats de riz cuit, un plateau portant des feuilles de bétel et des noix d'arec et un kruœung dâmnék (9). Tous ces objets doivent être préparés et offerts au yoki qui, avant de les recevoir, devra faire des vœux au Préas (Saint, le Buddha), et des souhaits pour le mort.

3. — Ceci fait, on devra allumer une bougie et la placer au-dessus de la tête du cadavre, puis on priera en répétant trois fois cette prière : Emang tikka témi a gô chimi (10).

(i) P. sampadâ, acquisition ; sattâ^ existences; /a, nées; — cakkhu,\es yeox; sota, les oreilles ; ghana, les narines ; jivhâ la langue ; kâga, le corps ; mancUy rintelligence.

(2) Étipisôy 6/c... est le ^. catumahârajikânaifi devânam rakkha ti, la protection des quatre grands rois des devas gardiens [da monde].

(5) Du p. tâvatiffisânarn devânam rakkha ti,,. dieux dn tâvatimsadevaloko, le paradis des 35 dieux, le second des devalokas,

(4) Noos ne voyons pas à quoi peuvent correspondre ces syllabes.

(5) Le nom des dieux dont il est ici question est altéré. Lire bhîkarànam comme p. i5 n. 4?

(6) S'agit-il d'une défense ijnâ) ?

(7) Khmoch slap préag,

(8) Pièce de monnaie valant 9 gr. 35

(9) La collection des objets nécessaires au couchage : la natte, l'oreiller, la couverture.

(10) P. imâm dikkhàixi demi, yojemi : « je fais, j'offre cette dévotion » ?

4- — Cette prière répétée trois fois, on conduira le cadavre à la forêt, et le yokî devra dire cette sainte stance :

Kâyânupassanâ satipatjhânangy oetananupassana satipatthânang, chiiiânupassaria satipatthânang, thammanupassana satipaitbânang (i). Cette prière devra être répétée tout le long du chemin en avant du cadavre et de la personne qui jette les léach (2) sur la route.

5. — Celui qui recevra la corde phlang (3) sera huos mukh phlœung (4)-

6. — Quand on arrivera au cimetière (phnaur), on devra planter quatre pieux (5) en terre et le yoki devra dire cette stance :

« Sirômé pathéa tivenhchalâlaté prohmatéoata mata gana gakanhché chatte pésârasânâpaté sapa kamana prias sittHi mi » (6). Le yok! devra dire cette stance en touchant chacun des quatre pieux à mesure qu'on les enfoncera.

7. — Cela fait on déposera le cercueil sur le bûcher et à côté des quatre pieux, on mettra des bag kântông (7).

8. ^ La prière que le yoki devra dire en touchant avec sa bêche chacun des quatre pieux est celle-ci : c Achârang vatigang kagô pathaui âthisosati kono apéta vinhnhanô nivatang kali karang (S),

9. — Cette prière dite, le yoki devra couper la ficelle bas en disant : « Ahérikang anattapang uichikéchha pachatté parigantang tusata phéavinang tunanti (9). C'est après avoir dit trois fois cette prière qu'il faudra couper ficelle l>as (10).

(i) Cette stance ou gàthâ est tout simplement la gâthâ qu'on nomme en pâli les quatre satipatthânam 00 sujet de méditation sur Timpureté du corps (kâga), la malfaisance des sensations {vedanâ), rimpermanence des pensées (citta), les conditions de Texistence (dhamma)»

(2) Riz grillé dans sabaUe et légèrement écrasé.

(5) Cordelette de kusa (phlang) ou de coton blanc dont un bout est dans le cercaeil et l'autre roulé autour de la tète du personnage dont il est ici question.

(4) Le buos mukh phlœung^ c religieux devant le feu, » ou buos mukh khmoch, • religieux devant le mort » est un laïque vêtu de blanc, dont la tête est rasée comme celle d*un religieux, le fils ou le petit-fils du défont, quelquefois un esclave. Quand ce rôle est rempli par un esclave, celui-ci a droit à son affranchissement (mes Codes cambodgiens, 1 1, p. 168).

(5) Je traduits le mot chhœung thkar par « pieux ». Ce sont bien des pieux qui sont placés aux quatre angles pour maintenir le bois du bûcher, mais des pieux sur lesquels on pose une marmite dite kaâm, pleine d'eau, fermée par un sla thœur. ^-'

(6) Formule de révérence pour obtenir le succès (siddhi) de T opération.

{y) Riz cuit déposé dans un corbeille faite d'un morceau de feuille de bananier.

(8) < Ce corps restera gisant sur la terre... > etc.

(9) Souhait que le mort soit délivré de la honte, de la crainte du péché, du doute et obtienne le paradis.

(10) BaSy du pâli pâso, nœud coulant. Il s'agit de la corde de coton qui sort du cercuei] i l'avant et se lie par un nœud coulant autour de la tête du buos mukh phlœung.

10. — Alors le yoki tiendra de sa niaiii jraurhe le tông prâling ( i) et de sa main droite la bêche, puis il fera trois lois le tour du eadavre (en lui présentant Tépaule gaurhe) et en récitant à voix basse la stanre suivante : « Utétayanh chakkhn ma ékara chéa hirisauanô pathavi paphasôtang iang uamassami hari sasnvaiiang palhavi paphasnng tagachnkutia vihari maratauasayi pramena vitaio sapaihamé tétia thom téchamapalayantana luaka putthéanaug mimatha potthign immo mmaHauang, namo oimoutiya èmang soparitang koilwa moro nacharaté êsana^ Apeitiyanh chakkhn nio ekara chéa harisavanô pathavi paphasôtang tang uama sami Imri sa sauanang patliavi paphéasang tayachakutta vihari maratetig yé praluiana vetaku sopa tlutmma té namoté cliamang palayanto namata putthéanaug namatha putthéaya namo vimuttannng namo vimatteya émang soparitta kattva marova samaka payité mora paritang »,

11. - Le troiiiiènie tour achevé et celle slance dite, on inctira le feu an bûcher. Si le corps doit être incinéré, il «loi! être placé sur le bûcher la tête à PKst. Si an contraire le corps doit élre jeté à Teau, il faudra le placer de favon que la télé soit au Sud. Si le cadavre doit être enterré, on le placera dans la fosse la tète à TOuesl. Si on doit le conserver [dans sa bière) soit sur des pieux, soit sur un monticule, on devra le placer la tète au Nord.

19.. — Si on brrtle le cadavre pendant les nuiis (iliét, Srap ou Mika.sér (3), le feu sera mis au Nord ; pendant les nu)is Pisakh, Phollrobot ou Bos (3), on allumera à TEst ; pendant les mois Chés, Asoch et Méakthom {\), on allumera au Sud ; pendant les mois .\sath, Kad(ek et PhAlkiln ( *>), on allumera à TOuest.

i3. — Pendant qu'on éteindra le feu qui aura consumé le cadavre le voki devra lire la slance ci-dessous en faisant trois fois le tour des cendres : « Nirotho hamâ nihanang makolô kâtarô chàtàiHi àli émasmeng kayà késa yeuà sànto peié^ yéna chiratiyô té khahti né asatti pikimtta sayatta sàkliata parinama à khe^ va châtti chéatothang kapa véatia athô kala vatta àsa sâpasa sâvéa ta âtta chatta nàrino rapanhnha sâhà sàké tâsàtà sàhasa nima mi sirisa àhang té

(H « Drapeau de rùnie » fait d'ane éloiïe de couleur quelconque qui se porte en tèle du cortège ; derrière viennent les religieux, puis le néak buos nwkh phloeung^ le cercueil et la famille.

{'à) En pAli Cilto, Sâimno et Mâgasiro, le ic, h» .V'olle f)« mois de l'année cambodgienne, mars-avril, juillet-août, novembre-décembre.

(3) En pâli Vésdkha, Pottliapado oX Phussoje^ i^^iim et io« mois, avril-mai, aoùt-seplembre et décembre-janvier.

(4> Ed pâli Jettho^ Assajnjo et Mâgho, les >, 7»et 1 ic mois, mai-juin, septembre-octobre janvier-février.

(5) Kn pâli Asâlho (s, àmdt^a), Kattiko et Phagguna {s, phàlguna). les i*', 8« et i!>.g mois, juin-juillet, octobre-novembre, février-mars,

sang Ihammanhchà sàkhanha nta rénàinamihang nnmàka romihha vénahantva sapé appâta vé anéka attara yani vini asésatâ » ( i ). Le troisième tour fait, ce sera fini (-2).

Eijnira tévada sàmàta màkhâsa attaté chah piikala viya (3) où rites recommandés de Préas Indràdhîraya des dévalas, et des ascètes que gardent les ({iKitre achars depuis l'antiquité.

I. — Si un roi ou un habitant a cessé de vivre en quelqu'endroit que ce soit, il fiiudra le faire brûler (4), et se raser les cheveux (o). Quant aux ossements, on devra ramasser ce qui en restera, sans rien laisser, pour les enterrer (6).

1. — Si les ossements ne sont pas tous ramassés, le IVéas Angk ne pourra pas se réincarner (7) parce que tous les os n'auront pas été ramassés. Alors, quand il renaîtra, il sera eunuque, bossu de la poitrine, fou, idiot, sourd, bossu du dos, aveugle, estropié (Fun pied ou d'un bras, ou très souvent malade parce que les ossements n'auront pas tous été ramassés. C'est pour cette raison qu'il faut faire bien attention.

3. — On enterre les reliques soit dans l'enceinte du monastère, soit dans une grotte ; ces Ueux valent mieux que le dehors.

4. - Si un roi ou un homme du peuple qui est rené meurt après avoir vécu très longtemps, il ne faut pas enterrer ses os avec ceux (prés de ceux) d'un homme qui est mort jeune. On devra enterrer ses os près de ceux d'un homme qui aura vécu longtemps atin qu'il vive très vieux dans sa prochaine existence. Si on enterre ses os près de ceux d'un homme qui n'a vécu que peu de temps, il aura, bien que beau, une vie aussi courte que celle de celui près duquel il aura été enterré.

>. — Avant d'enterrer les ossements, on devra d'abord regarder la tète cl le dos du dragon (8; et voir la date du mois.

(1) P. Nirodho nânia nibbànam... • C.essalion en vérité est le nirvana, etc. » {?.) Cette circumanbulation se fait de manière à avoir l'épaule gauche tournée vers le centre. <3) Eynlra =: sanscrit Indra, pâli Inda.

(4) Le terme est oy bauchéa préas phlœiing, le t donner en sacrili(!c (ou offrandej au saint feu » .

(5J L'expression est kôr tbaung, « raser la tète ». (t>; L'expression est bànchos,« descendre j>.

(7) Préas Angk ning prous pCim ban lœuy. Les lettrés ne comprennent pas bien cette phrase et ne peuvent dire ce que signifient les mots Préas Angk qui peuvent désigner le Buddha qui n'a rien à faire ici, et la personnalité royale dont il a été parlé plus haut. J'ai traduit en ajoutant le prénom personnel se et en donnant au mot Préas Angk le sens de défunt.

(8) Kcibal néak khnâng néak.

(i) Le l'À^, le i«r et le .?c mois, période de temps (|ui s'étend environ du i5 février au i5 mai. (2) Les 3^, ^jc pt ^<' mois, période 4|ui s'étend du i5 mai au ij août environ, (Ô) Les 6<?, 7<* et 8® mois, du i5 août au ij novembre.

(4) Les c)e, io« et nc mois, du i5 novembre au i5 février environ.

(5) Du pâli lakkhana, a signe », et ralatiatlayam, a la triade de joyaux » composée du Buddha, de la Loi (dhamma) et de la Communauté {saùgha).

G. — On (reust»ra le trou (où les ossenienls doivent être enterrés) en faisant trois

andes dont deux (reiix du bas) seront droits lM le Irosième (relui du \

^->^ haut) /devra avoir la forme irune courbe.

7. — Pendant les trois mois de Phalkun, Chét et Pisakh (1 ), la courbe sera à TOuest, la base sera à TF^sl, la terre extraite sera jetée au Nord, i et [l'urne contenant] les os sera placée au Nord-Ouest. ^ Pendant les trois mois de Chés, Asath et Srap (a), la courbe sera au Nord, la base- au Sud, la terre à FKst et Turne au Nord-Est.

Pendant les trois mois de Photrobol, Asoch et Kadœk (3), la courbe sera à TEst, la base à TOuest, la terre sera jetée au Sud et l'urne sera placée au Sud-Est.

Pendant les trois mois de Mékbasér, Bos et Méaktbom (4), la courbe sera au Sud, la base au Nord, la terre sera rejetée à FOiiest et Turnô sera placée au Sud-Ouest.

8. — Dans le mois de Pisakh, il faut enterrer les os dans un endroit avant la forme d'une tortue.

9.. — Sàttàlana Katha. — Quiconque suivra vi^i^ rites, jouira d'une lonjçue vie et obtiendra les dignités (fun haut dignitaire.

10. — Sganô sokati kang mànang. — On ne peut faire ce (|ui est dit ci-dessus f|ue le dimanche, le mercredi et le vendredi. On ne peut le faire les autres jours.

11. — On peut être yokî à quelqu'àge que ce soit. Si on connaît les prières, ce qu'il faut faire au cours des cérémonies funéraires, et si on a l'habitude de procéder avec les acbars, on peut être yokî,

19.. — Si on n'observe pas ces rites, si on ne dit pas reii> stances, on portera malheur aux fils et petits-HIs du défunt, s'ils sont vivants, et ce sera la faute diP^okî (|ni aura ignoré les rites ou n'aui*a pas procédé en s'y conformant. Le yokî qui n'observe pas les rites après sa mort descendra en enfer.

i3. - Piiiho lakkhanô, maro Thammo lakkhanô, sangkhô lakkhanô, akaro échétaraianaifayang (")). — Celte stance doit être écrite sur le siunpot du décédé dans le cas oii on ne pourrait pas lui rendre les derniers devoirs. C'est-à-dire: dans le cas oii le corps du décédé n'a pas été retrouvé, cette stance doit être écrite sur un de ses la!:goutis.

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