‹ CambronneChapitre 53 sur 73 · Acte du mariage civil du 10 mai · texte numérisé non relu

Acte du mariage civil du 10 mai

Acte du mariage roligioux, célébré à Noyon, le 22 juillet 1820, à l'église calholi(iuo do cette ville.

Testaments du General.

Testament du ^ri septembre 1835, au rapport do Me Barailler, notaire.

Testament olographe du 1er janvier 1832, conçu en termes identiques à celui de 183o. ,

Trois autres testaments en date de Lille, lo 11 septembre 18-21, lo l'T janvier 1822, lo 14 mai 1822. dans le.^^quels Mn»© Cambronne était instituée légataire universelle de son mari.

Te>tamont de M^c pollock, sœur de ^1™*^ Cambronne, par acte du 8 mars 182o, au rapport de M« Barailler, notaire à Nantes.

Titres de propriété.

Titres de la propriété do Bussy, commune de Bussy, arrondissement do Compicgc, suivant acte de vente à M. et M"»« Cambronne, moyennant 30,000 francs payés comptant, par acte du 12 novembre 1820, au rapport de Me Richartel son collègue, notaires h Noyon.

Titres do la propriété do Divos, commune de ce nom, suivant acte do vente à M. et M*"© Gambronne, moyennant 4,750 francs payés comptant, par acte du 3 juin 1821, par M"»e Justine Gambronne, épouse autorisée d'Armand-Pierre Le Merlo, qui était propriétaire do la moitié indivise do cette propriété trouvée dans la succession do Mme Druon, veuve Gambronne.

Titres do la métairie de la Louzinière, communes do Saint- Eticnno-de-Mont-Luc et do Gouëron, acte du 25 mai 1824, de 6,000 fi'ancs au rapport de Me Barailler.

Bail de l'apparlomont de M'"e veuve Gambronne, moyennant 950 francs.

Pension viagère sur l'Etat de 1,000 francs, à Mme veuve Cambroune.

Etats de service et autres papiers relatifs à la personno du général Cambroune.

Pijces relatives au tombeau du général Gambronne et à l'érection de sa statue sur le cours Napoléon

Pièces relatives au legs de l'empereur Napoléon, au profit du général Gambronne.

Nous avons rendu visite à M. Boiscourbeau, ancien notaire, rédacteur de ceL inventaire, mais il n'a pu nous dire, vu le long tem])s écoulé depuis 1854, ce qu'étaient devenus les papiers mentionnés dans ce document. Nous aurions été curieux de connaître les pièces relatives à la p^'rsonne du général Gambronne, au legs que lui avait consenti l'empereur Napoléon à son tombeau, à Pérectioa de sa statue.

Où sont ces papiers de famille ?

Cependant les légataires institués par le testament de

1843 se présentaient à Tadministrateur de la succession. C'était pour le legs de 80.000 fr. fait aux enfants des deux lilles de M. John Sword^ précédent mari de la testatrice : 4» Mme Marie Stewart, épouse de James Svvord, écuyer autrefois à Werthhown , propriétaire à Edimbourg ; 2® Robert Stewart de Carlin, propriétaire à Swerbword, comté de Linbithgow (Ecosse) ; 3^^ John-Henry Stewart, écuyer, demeurant à Edimbourg, Norton-place, n» 2 ; 40 ]\fme Mary-Anne Sword, veuve du docteur James-Frédéric Stewart, en son vivant chirurgien au Bengale, demeurant à Edimbourg, Dean-ïerrace, n^ 13, agissant comme tutrice légale de d"« Constance Stewart, sa fille mineure.

C'était pour un legs de 10.000 fr., M>°« Elise Collet, devenue épouse de M. Valéry Chenel-Lagarde, archilccte à Paris.

^me veuve Chauveau, née Marguerite-Louisc-Claude Clavier, réclama la garde-robe de Mme veuve Cambronne, qui lui fut remise. M"»" Chauveau était la petite-fille de Clavier, receveur d'enregistrement sous la Uévolution et de Lory qui prit part, comme délégué do Nantes, à la fête de la Fédération le 14 juillet 1790. L'un était son aïeul paternel, l'autre son aïeul maternel. Elle avait épousé Chauveau, ofïicier de marine, qui ne fut marié que quelques mois et mourut dans un naufrage sur le rocher du Chien, en vue de Noirmoutier. M™® Thomas-I^ory, ni^ce de M™' Chauveau, demeurant à la Montagne près Nantes, possède encore une mèche de cheveux du général et les dentelles données par Cambronne à sa femme à l'occasion de leur mariage.

M. Paul-Emile Wack avait droit, comme exécuteur

testamentaire à 6.000 fr. et à une pendule avec ses candélabres.

Le Conseil presbytéral de TEglise réformée de Nantes réclama les 3.000 fr. qui lui avaient été légués.

Il fut fait droit à ces diverses demandes en délivrance de legs qui allaient à un chiffre total de près de deux cent mille francs, puis l'Etat mit la main sur le reste, sauf à Tadministrer pendant trente ans pour permettre aux revendications môme les moins probables de se produire

Qui le croirait? Il s'en produisit de la part d'une héritière prétendue de M™^ veuve Cambronne.

Un long procès s'engagea au sujet de cette réclamation devant le tribunal civil de Nantes qui statua finalement le 18 avril 1872 par un jugement curieux aux termes duquel la demande était repoussée. C'était une dame Christina Osburn, veuve Daniel Wright, demeurant à Glasgow qui se disait parente au cinquième degré de M™« Cambronne, mais des actes de naissance et de baptême produits pour établir Tarbre généalogique, plus encore de l'absence de certaines pièces, notamment de l'acte de naissance de M"<» Cambronne, le tribunal inféra que la parenté légitime entre la défunte et sa prétendue héritière n'était pas établie.

>!•* Coquebert avait plaidé pour M"»* Wright, M*" Waldeck-Rousseau pour l'Etat qui gagna son procès et demeura en possession de toute cette fortune jusqu'au 4

(1} Arles au rapport do M*" Boiscourbeau, notaire à Nantes — 12 juillet, 12 août, 31 août, IG et 12 septembre 1854, 8 f«'vrier, 8 mars, 23 et 28 juin, 4 juill»ît 18:^.

La Haup'ri«> lut vendue moyennant 40.000 fr. à M. Ilippolyte lloijues et à daine Julie Rabin, sdu épouse.

janvier 4884, date à laquelle ses droits se trouvèrent consolidés par l'échéance des trente ans écoulés depuis la mort de M"« Cambronne.

A cette époque, le compte fut arrêté par Tadministration des domaines aux chiffres suivants :

Recettes 110.574 fr. 35

Dépenses 8.093 48

C'était donc un héritage de plus de 400.000 fr. nets qui revenait à TEtat.

Détail curieux, malgré Taffection que M. et M"^ Cambronne éprouvaient Tun pour l'autre ils ne reposent pas dans le môme tombeau. Elle est ensevelie pourtant comme lui au cimetière de Miséricorde;, mais dans l'enclos réservé au culte protestant. Le monument sans caractère qui recouvre ses restes mortels porte l'inscription suivante :

Page 1