‹ CambronneChapitre 70 sur 73 · CHAPITRE X Annexe I (page · texte numérisé non relu

CHAPITRE X Annexe I (page

Au Palais dos Tuileries, le ic avril 1815.

Napoléon, empereur des Français,

Nous avons décrété cl décrétons ce qui suit :

Article Premier.

Le général Cambronne est nommé Comte de TEmpire.

Akt. 2.

Notre cousin l'archi-chancelier de l'Empire est chargé de

Texécution du présent décret.

Napoléon.

Annexe J (page 107).

Au Palais des Tuileries, le l«r avril 1813.

Napoléon, empereur des Français,

Nous avons décrété et décrétons ce qui suit :

Articlb Premier.

Le maréchal de camp Cambronne est nommé grand officier de

la légion d'honneur.

Art. 2.

Notre grand chancelier de la légion d*honneur est chargé de

Texécution du présent décret.

Napoléon .

Annexe K (page 107).

Au Palais des Tuileries, le 10 avril 1815.

Napoléon, empereur des Français,

Nous avons décrété et décrétons ce qui suit :

Article Premier.

11 est accordé, sur notre domaine extraordinaire, une dotation, transmissiblo à leurs enfans, à chacun des officiers ci-après désignés qui nous ont accompagné dans l'isl»' dElbe :

Au maréchal de camp comte Cambronne , une dotation de 4,000 fr.

(Suit une liste de noms d'ofïiciers ; Cambronne est le seul à avoir une dotation de 4,000 francs ; les autres dotations varient de 500 à 2,000 francs).

Art. 2.

Notre intendant général de la couronne, chargé du domaine extraordinaire, est chargé de l'exécution du présont décret.

Napoléon.

Annexe L (page 107).

Napoléon, empereur des Français,

Vu lo décret d'organisation de notre garde en date du 8 do ce mois^ Nous avons décrété et décrétons ce qui suit :

Art. 2.

Le maréchal de camp Cambronnc est nommé major aux chasseurs à pied (1er ré{,'i).

Art. 5.

Notre ministre de la guerre est chargé de l'exécution du

présent décret.

Napoléox.

Annexe M (paf^e 109).

Au Palais de l'Elisée, le 2 juin 1815.

Sont nommés membres de la chambre des pairs :

Napoléon.

Par l'empereur, le prince archi-chancelier de l'empire.

Cambacérès.

CILVPITRE XII

ANNEXE N (page 152)

Ce n'est pas M. de Viel-Gastel, de rAcadémie Française, mais son frère, qui s'entretint avec le général Mellinet et rapporta de la faron la plus inexacte ses déclarations, .lainais (]anibronno n'a été le tuteur du général Mellinet.

Le reste n'est pas plus exact, le général Mellinet nous l'a fait savoir, sur le vu des épreuves de ce livre, à la date du 9 décembre 181)3.

ANNEXE (page 154)

M. le lieutenant-colonel en retraite Chrétien, parent de Cambronne, nous a fourni sur le mot de AVaterloo de curieux renseignements qui confirment pleinement notre opinion et (juc nous résumons comme suit, en regrctUint qu'ils nous soient parvenus trop tard pour trouver place dans le corps même du chapitre XII.

Lorsque Cambronno venait à Noyon, nous écrit-il, il descendait chez son oncle, l'abbé Druon de Brumcau, qui ramenait passer quelques jours h Varesnes, au château de sa (ante W'auberl de Genlis, née Julie Druon de Brumcau. Cambronne ne mettait qu'une condition à sa visite, c'est que sa cousine germaine, un peu taquine, ne lui parlerait pas de Waterloo. On obéissait à l'abbé, mais plus lard on l'interro^^eait, en lui demandant une conlidence en échange de la discrétion gardée. Le bonhomme répondait : « Mon neveu m'a dit la vérité sur ce qu'il a dit aux » Anglais, mais je me suis engagé à ne i)as le répéter. Ce qu'il y » de certain ccpcMidanl, c'est que, dans ces moments-là, on n'a » pas le temps de faire des phrases. »

Ma grand'mère, ma mère et mon père tenaient pour certain que Victor Hugo, dans les Misérables, ne s'est pas trompé, malgré l'enquête faite vn 1862 par lo maréchal de Mac-Mahon.

Cettr retenue du général Cambronne s'explique :

Cambronne, qui se piquait d'une excellente éducation, et qui revenait à tout propos sur N'S mauvaises manières et lo peu d'instruction des généraux de THnipire, était engagé par là mémo à ne pas se reconnaître le père du fameux mot.

CnAPITHE XllI

ANNKXK 1* (paiçe 158)

M. le lieuLenant-culoiiel Chrétien^ petit-cousin de Cambronne, nous communique une curieuse lettre écrite par le général, alors j)risonnier à Ashburton, h son oncle, M. de Wnubert de Genlis. dette lettre est revêtue du cachet dVitlVanchissement spécial aux correspondances des prisonniers de î^uerrc.

Voici cette lettre :

Asliburton, le i\') juillet 1815.

Mon cher Parent,

J'ai l'honneur d<^ vous <'nvo>er une lelln- (pu* je vous priejle remettre vous-même au lieutenant-général le comte ('urial. ou à son épous(», pour lui envoyer s'il n'était pas à Paris; s'il y (^st,

vons me direz en l'éponsc s'il veut bien m'ôlre utile et lui donnerez mon état de services qui est chez vous ; il serait bon d'eo faire avant une copie, car je crains qu'on me les ait perdus avec mes effets, vous le garderiez ou Foriginal.

Jo suis prisonnier en Angleterre, à Ashbnrton ; à la bataille de Waterloo, j'ai été blessé d'une balle à la tôte et suis tombé de cheval sans connaissance au pouvoir de Fennemi, dans 15 jours j'espore être guéri.

Faites agréer mon amitié à M<i« votre épouse et à toute votre famille. Je vons embrasse et salue amicalement.

Le baron Càmbronne, Maréchal de camp.

C'est M. de Waubert qui se chargea plus tard des démarches, (rabord pour lui éviter, si possible^ le conseil de guerre, ensuite pour lui trouver un défenseur. Il s'empressa aussi de vendre le cheval du général. Cosaque, mais sous un autre nom que le véritable qui aurait pu exciter les susceptibilités des allié?, maîtres de Paris, en pleine Terreur blanche.

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