‹ CAMOENS ET LES LUSIADESChapitre 138 sur 240 · LES LUSIADES. CH. II (SU · texte numérisé non relu

LES LUSIADES. CH. II (SU

(( qui règle le mouvement des cieux et la destinée des « mortels, te payer de tes bienfaits, puisqu*il n'est pas « en notre pouvoir de t'en offrir nous-mêmes le prix^

€ De tous les princes que le soleil a brunis de ses « feux, toi seul as daigné nous tendre une main secou- « rable, et nous offrir un refuge contre les vents et les « tempêtes '.Tant que la lumière des cieux brillera pour « Gama, en quelque lieu que le sort rappelle, il publiera « ta gloire et tes bienfaits', i

Tandis que le prince et le héros s'entretenaient ainsi, la rame légère promenait leur esquif autour des vaisseaux ; les barques mélindiennes les> suivaient. La flotte, avec ses bronzes formidables et sa mousqueterie légère, saluait le souverain de Mélinde ; les clairons sonnaient en cadence : la trompette mauresque répondait à leurs accents.

Le monarque a tout vu, tout admiré ; mais le bruit, si nouveau pour lui, de ces tubes enflammés qui portent la foudre en leurs flancs, lui cause une sorte d'eflroi et trouble un entretien qu'il désirait prolonger. Gama s'en aperçoit : à l'instant la foudre se tait et la chaloupe s'arrête sur son ancre.

1 . La réponse de Gama au roi de Mélinde rappelle exactemenl celle qae (kit Ënée à la reine de Carthage.

Gratei pertolT«re dignas

Non opis est noctne

Dî tibi (ti qua pios respectant numina, si quid Usquam justiti» est) et mens sibi conscia recti

Prsmia digna ferant

(Virg., Énéidê, I, ▼. 600-605.)

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