sola infandos Trojœ miaerata labores
Qus nos, relliquias Danaûm, terrœque marisque Omnibus exhaustos jam casibuji, omnium egenos, Urbe, domo socias I
(Id., V. 597-600.)
3 Polus dum sidéra pascet,
Scmper honos, nomenque tuum laudesque manebunt,
Quffi me cumque vocant terrœ
(Id., V. 608-610.)
LES LUSIÂDëS. CH. II (St. 106-1 10}« 359
Plus calme alors et dégagé du souci qui Toccupait, le Mélindien se livre au plaisir d*interroger Gama, tantôt sur les guerres à jamais célèbres des enfants de Lusus contre les enfants de Mahomet ; tantôt sur THespérie occidentale, patrie des Portugais, et sur les Ibères, leurs voisins ; tantôt sur les mers immenses qu'ils venaient de parcourir.
a Enfin, lui dit-il, fais-moi le tableau fidèle du pays « qui fut ton berceau, de la grande région dont il fait « partie. Raconte-moi Torigine de ta nation, ses guerres, « ses victoires. Voyons par quels degrés elle est arrivée « à tant de gloire et de puissance : les fastes d*un tel a peuple doivent être remplis d'admirables événements.
a Dis-moi les périls de ta navigation, les ouragans, € les tempêtes; les mœurs, les usages qui t*ont le plus « frappé sur le rivage éthiopien, sur cette terre encore « sauvage dont tes hardis navires ont suivi les longs dé- € tours. Le Soleil est sorti radieux des portes de TAu- « rore; les freins d'or de ses coursiers étincellent sur a rhorizon ; un beau jour se prépare ; les vents dorment, « la mer et ses vagues reposent.
0 Rien ne troublera tes récits. Parle : la voix de la « Renommée s'est fait entendre avant la tienne. Nous ne cr sommes que des Africains ; mais qui ne connaît les « Portugais, leur courage, leurs vertus guerrières*? Le c soleil n'éclaire pas de si loin les peuples de Mélinde, a qu'ils ne sachent apprécier le mérite des grandes aca tions.
(( Le monde s'étonne encore de l'audace des géants (c qui tentèrent d'escalader les cieux. Il admire la folle