‹ CAMOENS ET LES LUSIADESChapitre 147 sur 240 · Voir notice historiqae, p · texte numérisé non relu

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2. Et par eorruption Andalousie ^ raneienne Bétiqae, qui Urait son nom du fleu? e Bétis, aujourd'liui Guadalquivlr.

8. Obidos est située à 5 kilomètres de Caldas da Rainha (Bains de la Reine), au sommet dune montagne. Enveloppée d'une muraille mauresque crénelée et d'une énorme épaisseur, cette ville présente un aspect des plus curieux : avec ses rues étroites et montueuses, elle est restée une ville du moyen Age. 11 semble qu'elle se soit endormie ^

pendant plusieurs fois cent ans et qu'en passant on la réveille dans son accoutrement du iii« siècle. On y voit de nombreux tombeaux ornés d'anciens écussoos, d'immenses aqueducs, des citernes, des tourt avec des fenêtres sculptées, et les vestiges d'un magnifique ehAteao construit par les Goths.

4. Torrèa-Vedras, sur la rive gauehe du Sisandro, à dix lieues de Lisbonne, est un ancien préside romain, d*abord fondé» dit la tradi* Uon, par une colonie greeque. Ce bourg est devenu célèbre par les fiiits militaires qui s'y sont passés lors de Tinvasion du Portugal par les Français : Masséna (1810) dut s'arrêter devant les retranchements redoutables qu'y avait fiiit construire Wellington. On y voit encore les restes de ces fortifications.

5. Terres situées au delà da Tage, par rapport à Lisbonne, iram Tagum ; en portugais Alemtejo.

6. Elvas, à 1 0 kilomètres de la rive droite de la Gnadiana, tnr une

a7a LES LUSIADES.: CH. UI (SU 6a-6&}.

« prêteront plus leur abri : tes derniers remparts vont « tomber.

« Evora ^ qui , par un canal immense suspendu ma- « jestueusement dans les airs, reçoit, de vingt sources « diverses, les eaux limpides dont s'abreuvent son (c territoire et ses habitants, Evora, Tantique asile et le «boulevard de Sertorius, cède en un moment à Tin- « croyable audace d'un guerrier portugais, de ce fier a Giraldo qui n'a jamais connu la peur.

« Toujours avide de périls et de gloire, impatient du « repos j Alphonse court venger sur Béja* la destruction « de Trancose naguère livrée aux flammes par les in- « fidèles. La résistance est courte, et la vengeance terce rible. Tout ce qui respire dans les murs de la cité est « moissonné par le tranchant du glaive.

« Gézimbre etPalmella • tombent avec elle : Gézimbre « aux ondes poissonneuses, Pahnella qui, du haut de son « rocher, futtémoin d'une victoire inattendue, remportée « par Alphonse. Un ennemi redoutable accourait par le a revers de la montagne au secours de Gézimbre dont <( il ignorait encore le destin. G'était le roi de Badajoz^.

eolline eiearpée, est actuellement la yille la plus forte du royaume. Elle est défendue par les rorts de Sainte-Lucie et de la Lipe qui passent pour être inexpugnables. Dans Tenceinte de ce dernier, on voit une magnifique citerne, où se rendent les eaux d'un immense aqueduc, composé de trois rangs d'arcades superposées, du plus bel effet,

1. Evora, célèbre par son université, a été temporairement la résidence de plusieurs rois; elle s'en glorifie en se donnant le titre de seconde cité du Portugal. On y voit quelques antiquités romaines, les restes d'un beau temple de Diane, et deux châteaux en ruine. L'aqueduc, dont parle ici Gamoens, fut construit par Sertorius ; il a quatre kilomètres de longueur; Jean III l'a réparé et il est toujours en usage.:

2. Béja, située sur une petite colline, renferme encore des restes considérables de monuments romains ; on y voit aussi des muraillea fort anciennes.

8. Les mines du chAteau historique de Palmella sont très-remarquables.

4. Badijoi est aetuellement le cheMieu de la capitainerie générale

LES LTJ3IADB8. GH.III (Si. 66-69). 379

<i Quatre mille cavaliers, une infanterie nombreuse et <( richement équipée marchaient sous ses ordres.

« Tel qu'au retour du printemps, le taureau, dans sa «fureur jalouse, s'élance en bondissant sur Timprudent (( voyageur qui vient troubler ses amours : tel, appa- « raissant tout à coup, Alphonse se précipite sur les in- « fidèles, et, dans leurs rangs mal gardés, sème la terreur (c et la mort. Leur chef épouvanté ne cherche plus qu'à « sauver sa vie. Il fuit, il entraine avec lui ses soldats « frappés d'une panique terreur ; et cette déroute géné- « raie est l'ouvrage de soixante cavaliers. *

« Alphonse ne laisse point reposer la victoire. B ap- « pelle de toutes les parties de son royaume des soldats « accoutumés à vaincre sous lui, et d'une forêt de lances <c environne Badajoz. Le courage impétueux, la froide « intrépidité signalent tour à tour l'audace et le génie « du héros, et bientôt l'ai tière cité grossit le nombre de (c ses conquêtes.

«Mais le ciel, qui diffère quelquefois le châtiment (C du coupable, soit pour l'amener au repentir, soit par «un dessein mystérieux que les mortels ne sauraient « pénétrer; le ciel, qui l'avait protégé jusqu'alors contre « tous les dangers, va l'abandonner à la malédiction « d'une mère offensée et captive.

« Il est assiégé dans Badajoz par le roi de Léon, Fer- « dinand , qui redemande son antique domaine. Fier « du passé, confiant dans l'avenir, Alphonse se prépare « au combat. Déjà ses escadrons sont prêts à voler dans « la plaine; déjàles portes deferroulent sur leurs gonds. « Impatient, il s'élance, les heurte dans sa course, et, « tout meurtri du choc, va tomber mourant au milieu « des bataillons ennemis.

d'Estramadare. Elle est située lur la rive gaaehe de la Guadiana, à 7 kilomètres de U firontlère da PortogaU

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