‹ CAMOENS ET LES LUSIADESChapitre 180 sur 240 · LES LU81ADB8. CH. VI (SU · texte numérisé non relu

LES LU81ADB8. CH. VI (SU

« lance en arrêt, les précipitent dans la carrière. La « terre tremble; le feu jaillit sur Tarène'; tous les « cœurs palpitent d'inquiétude et d'effroi.

« Les guerriers sont aux mains. L'un, du premier <i choc, est lancé dans les airs; l'autre tombe et gémit « sous le poids de son cheval abattu. Celui-ci, d'un « ruisseau de pourpre, inonde sa blanche armure. Gelui- « là, le corps renversé, laisse échapper les rênes, et, de « son panache flottant, bat la croupe de son coursier. (( Un autre a roulé sur le sable : le sommeil de la mort « presse sa paupière.

n Les rangs se mêlent et se confondent. Chevaux et « cavaliers courent en désordre, séparés les uns des aua très. Ces fiers Bretons ne se croient plus invincibles. « Plusieurs d'entre eux ont abandonné la lice. Les autres « tirent l'épée ; mais les Portugais ne se bornent point « à leur opposer les brassards, les boucliers et les cottes « de mailles.

« Les épées se brisent sur les épées. Des coups terrice blés sont portés et rendus. Comment redire tant de « prouesses? Comment retracer l'ardeur des Lusitaniens, « les vains efforts des Anglais? Un cri général d'admira- « tion s'élève : la victoire est à nous, et la cause des « dames est vengée.

« Les vainqueurs sont conduits en triomphe au palais « de Lancastre. La beauté reconnaissante leur prodigue

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