Voir notice historique, p
3. Le chevalier Enric était Allemand; mais comme il est mort en .eombaltant pour la cause portugaise, Camoens célèbre sa gloire avee MÏIb des héros du Porlugal.
LES LUSIADES. CH. VIII (St. 19-214 5li
(( Ce prètre-^oldat dont la foudroyante épée menace « Arronchès, c'est le fier Théotonio^ Il vengera sur (c cette vU^e la perte de Leiria, envahie par les soldats « de Mahomet. Plus loin, les Portugais assiègent Sanc( tarem.Remarque celui qui monte à Tassant le premier, « et qui déploie sur les remparts la bannière aux cinq « écussons.
« Cours avec lui dans les plaines de TAndalousie. Les « regards de son roi doublent son ardeur : il enfonce, il <c rompt les phalanges musulmanes, abat Tètendard de « Séville, et fait mordre la poussière à Tinfidèle qui le « portait. C'est le digne fils d'Égas, c'est Mem Moniz', « reproduisant à nos yeux les prodiges de cette valeur « qui dort dans la tombe avec les ossements de son père. « Il figure à-bon droit sur nos drapeaux, le guerrier qui « allait renversant les drapeaux des ennemis, et conser^ « vant toujours le sien.
« Vois-tu ce Portugais qui, du haut d'une tour, des- <c cend appuyé sur sa lance, emportant les tètes des deux « sentinelles d'Évora ? La cité surprise va céder à tant « d'audace. Elle prendra pour armes l'image du vaince queur tenant dans sa main les tètes froides des Isma-^
1 . Ciiei les anciens, les ministres de la religion combattaient souvent ail milieu des guerriers. Tel était ce prêtre d* Apollon que cite Virgile au X" litre de VÉneide :
Tertias, ill« hominom dîvûmque interpres Asylu, Gui pecudum 6brœ, eœlî eui sidéra parent. Et liagiue Tolacrum, et prœsagi fulminis ignés, Alille rapit densos acie atque horrentibns hastis.
(V. tTS-178.)
De pareils faits n'ont pas été moins fréquents dans Thistoire det nations modernes ; mais nulle part la maxime de Tertullien « in perif eulo, omnis homo miles n n'a été plus appliquée qu'en Elspagne et en Portugal. — Le prêtre, dont parle ici Camoens, était prieur des chanoines réguliers de Coïmbre ; il s'était mis à la tête d'un corps de par^ tisans.