Voir notire historique, p
2. Les consuls Posthumius et Vélurius, à la léte de leurs légionnaires vaincus, avaiont passé sous le joug et étaient revenus à Rome au milieu d'un deuil universel. Lorsqu^on délibéra dans le Sénat sur le traité fait avec les Samnites, Posthumius se leva et dit : « Le peuple romain ne peut être lié par un traité conclu sans son approbation ; mais, pour dégager la foi publique, il faut livrer aux Samnites ceux qui ont Juré la paix. « Le Sénat ac<^pta lo sacrifice de ees TictimM
510 LES LUS1ADES. CH. VIII (St. 16-18).
« stance et la fermeté du Romain ; mais il ne donnait « que sa vie, mais il portait la peine de sa funeste im- « prévoyance. Égas Moniz n'a point de faut(^ à expier^ •t et il offre en sacrifice avec lui ses propres enfants et « leur mère I
« Regarde cette forteresse qu'assiège un roi maure. U <c est près d'en franchir les murs ; mais un guerrier sort « d'une embuscade, tombe comme la foudre sur l*infi* « dèle, le charge de fers, et délivre la forteresse. Exploit « digne de Mars I Le même guerrier va se retrouver sur « mer aux prises avec les musulmans. Le fer et la flamme « à la main, il enlève, brûle ou coule à fond leurs vai»^ <x seaux.
« C'est dom Fuas^, le Lutatius portugais. Les feux « dont il embrase l'escadre maure, éclairent les sommets « du mont Abyla. Mais il tombe sur ses trophées, heu-* « reux de mourir en combattant les ennemis de son c( Dieu. Le ciel lui réserve une palme que la main des « infidèles ne pourra plus lui ravir.
a Ne vois-tu pas dans le lointain des hommes armés «( qui descendent en amis sur nos bords? leurs vète^ <( ments, leurs vaisseaux n'ont point la forme des nôtres. « Ce sont des Germains : ils viennent aider notre pre-^ « mier monarque à la conquête de Lisbonne*. Vois « briller et mourir à leur tète le chevalier Enric*. Un « palmier naîtra miraculeusement sur sa tombe.
TolonVaires ; les deui consuls, ainsi que leur questeurs et leurs tribuns, eâchalnés comme des esclaves, furent conduits par les fêciaui à t*arm6e des Samnites, et, quand ils furent en présence du général ennemi, Posthumius, frappant du genou le fécial, s'écria : Je suis Samnite main- .tenant, Je viole le caractère sacré d*un ambassadeur ; que les Romains vengent cet outrage, ils ont à présent un juste motif de guerre, m