‹ CAMOENS ET LES LUSIADESChapitre 201 sur 240 · V. notice historique, p. 14G · texte numérisé non relu

V. notice historique, p. 14G

2. Ce Castillan est dom Ferdinand de Castro. Le roi de Castille, Alphonse IX, Tuyant eoipéciié de se venger d'un outrage qu'U avait reçu des comtes de Lara, il mit son épée au service des Maures et combattit indistinctement les Espagnols cl les Portugais. 11 avait pillé Thomar et s'était emparé d'Abranlès, lorsque Martin Lopès s'avança à sa rencontre et le renversa du premier choc.

3. Dom Matthieu était évoque de Lisbonne. Voir notice historique, p. 1&4.

LES LUSIADES. CH. VllI (St. 26 29). 513

« parts. Ici, il venge sur Tavirala mort de quelques-uns « des siens que Tardeur de la chasse avait entraînés « loin du camp. Là, par une ruse de guerre, il s'empare « de Sylves dont la conquête avait coûté si cher aux in- « fidèles. 0 Corréa * I tes exploits font le désespoir de i< tes rivaux.

« Donnons un coup d'oeil à ces trois chevaliers errants. « Ils ont parcouru l'Espagne et la France, cherchant les « combats singuliers, les joutes, les tournois, jeux face voris de Mars et de Bellone. Une fête guerrière les ap- « pelle à Tolède. Ils y volent et remportent le prix de <c la valeur. Les Castillans vaincus osent les défier en- « core. Le premier qu'ils attaquent, Ribeiro, les étend « morts à ses pieds. Son bras est invincible, et son nom, « immortel*.

« Mais un héros bien plus grand va fixer nos regards. « La patrie périssait : il la soutient au bord de l'abîme. « Le vois-tu qui rougit de colère, accusant la nation « elle-même devant la nation rassemblée, s'indignant « des lâches frayeurs, des honteux délais, et ranimant « dans tous les cœurs l'amour du prince et la haine de « l'étranger?

« Sans autre secours que ses hardis conseils et la fait veur des cieux, les Portugais soutiennent leur indé- « pendance et leurs droits ; et, dans les champs d'Al- « jubarota, anéantissent la grande armée des Castillans* « Le voilà qui passe le Tage : il va cueillir de nouveaux « lauriers entre le Gualdaquivir et la Guadiana.

a La scène change. Les Lusitaniens tremblent à leur

« tour : le héros n'est plus à leur tête. Solitaire et tran-

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