‹ CAMOENS ET LES LUSIADESChapitre 4 sur 240 · INTRODUCTION V · texte numérisé non relu

INTRODUCTION V

sauts s'arrêtaient jusqu'à ce qu'il eût disparu. » Sa *^

renommée se répandit rapidement chez les peuples voisins, et le plus grand poëte qu'ait produit l'Italie, le Tasse, ^ qni devait faire paraître, cinq ans après, la Jérusalem délivrée, s'honora en lui rendant hommage dans un de ^ ses plus beaux sonnets*. Les octaves de Camoens devinrent des chants populaires : quatre-vingts ans après sa mort, devant les murs de Colombo, les soldats portugais, {J^* excédés de fatigue et de besoins, nmimaient leur courage ' % en répétant en chœur ses stances patriotiques. ^' C'est que Camoens n'avait cherché le sujet de son poëme ni dans le siège d'une ville, ni dans le simple épisode d'une guerre : il avait fait entrer dans soq plan tout ce qui pouvait rehausser la gloire de son pays, toute cette série d'actions éclatantes qui, après avoir établi l'indépendance de la nation portugaise, l'avaient conduite graduellement à l'établissement du vaste empire fondé en Asie. Ce n'est pas un héros qu'il célèbre, c'est un peuple de héros, c'est la race entière de Lusiis, os Lusiadas^

Page 1