‹ CAMOENS ET LES LUSIADESChapitre 3 sur 240 · IV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

IV INTRODUCTION

^^ produire sur l'imagination des hommes cet ensemble

grandiose d'actions héroïques et presque surhumaines ! Les poëtes n'avaient plus rien à inventer pour émouvoir : le récit véridique des faits dépassaitles plus audacieuses ^ fictions.

Alors parurent de remarquables épopées, telles que le siège de Diu par CortereaP et le poëme de Nuno Alvarez Pereira par Lobo^. Et'si aujourd'hui, dans les pays étrangers, on He connaît pas toutes ces œuvres autant qu'elles le méritent, c'est que le nom glorieux de Camoens brille de beaucoup au-dessus de tous les autres et les a pour ainsi dire effacés.

Lorsque Camoens publia pour la première fois son poëme, en 1572, il excita une profonde émotion dans tontes les classes de la société portugaise ; le succès fut immense ; les Lusiades, chose inouïe pour le temps et pour le pays, obtinrent une seconde édition dans la même année, a II est certain, dit Faria e Souza, dont l'aïeul Estacio de Faria avait été l'ami du poëte, que ses écrits furent fort estimés en sa vie, et qu'en raison de cela sa personne était vue avec admiration à Lisbonne ; car, dès qu'il paraissait dans quelque rue, tous les pas-

'^j^r 1* Corlereal, Jeronimo, mort en 1593, a raconté aussi , dans un

poëme de 17 chants, le naurrage et la mort de Manoel Souza deSepn'veda^ décrits dans les stances 46-48 du \^ chant des Lusiades. Dans une autre épopée de 15 chants, en espagnol, intitulée Àusiriada, il a célébré la victoire de Lépante.

2. Lobo, Rodriguez, outre le poëme épique dont Nuno Alvarez Pereira est le héros, a laissé trois rooians pastoraux : ie Printemps^ U Jierger voyageur et le Désenchaîné^ dont la poésie pleine de frat- - r ftheur lui valut le surnom de Tliéocrite portugais.

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