‹ CAMOENS ET LES LUSIADESChapitre 6 sur 240 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

aussi grande par ses découvertes maritimes que par ses conquêtes militaires : « Je chante, dit-il * les enfants de Lusus : Mars et Neptune ont marché devant eux. » Et ses chants sont un hymne continu à la patrie. « Son livre, € a dît un noble et très-savant Portugais^, doit être « aussi précieux pour nous que l'Hiade pour les Grecs. Si « Homère a chanté les temps héroïques de la Grèce, € Camoens a chanté les exploits de nos aïeux. Les Lu-

: c € Stades sont les archives de Théroïsme : chaque famille

« noble y retrouve son nom et les belles actions de ses € ancêtres. Chaque ville ou château s'y trouve mentionné. « Les Portugais vivront dans la postérité par Camoens, < commis Grecs par Homère et les Romains par Vir- € gile. Qui d'entre nous n'éprouverait pas pour ce grand « poëte un enthousiasme de reconnaissance ? d

Les louanges que les historiens et les savants de toutes les nations ont prodiguées de tout temps à Camoens, prouvent que, si les Portugais le chérissent et le vénèrent comme leur poëte national, les étrangers aussi voient en lui un grand génie et une belle âme. Nous éprouvons, en le lisant, que les nobles sentiments qu'il a exprimés ont été les siens, et qu'il eut en lui-même les vertus de ses héros. Nous sentons quels furent son courage dans

« les combats, son désintéressement, la noblesse de son

caractère et la fermeté de son esprit. Pendant de longues

Page 1