‹ CAMOENS ET LES LUSIADESChapitre 7 sur 240 · INTRODUCTION VII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION VII

années d'one infortune imméritée, jamais le malheur ne Ini arracha dans ses écrits une parole indigne de sa fierté^ : jamais de sa plmne ne s'échappa nn mot d'adulation on de servilité. Aussi prend-on avec lui une haute idée de la nature humaine : ce n'est plus seulement la vaillance, le pajs et l'éclat du Portugal qu'on admire ; on s'attache à la vertu même, à la patrie, à la gloire ; on tend à s'élever. La lecture des Lusiades est une lecture saine et fortifiante : nous pouvons affirmer que l'œuvre est bonne, et qu'elle est belle. Quand une lecture vous élève r esprit y dit La Bruyère, et qu^elle vous inspire des sentiments nobles et généreux, ne cherchez pas une autre règle pour juger de f ouvrage : il est Ami, et fait de main <t ouvrier.

1 . C'est à la patrie que je consacre ma lyre. On ne me verra point

demander à la fortune le prii de mes travaux ; J'ose l'attendre de la

postérité :

Vereis amor da patria, nfto movidu De premio vil; mat alto, e quasi eterno.

Page 1