‹ CAMOENS ET LES LUSIADESChapitre 82 sur 240 · Ch. V, st · texte numérisé non relu

Ch. V, st

230 APERÇO DE L'BISTOIRE DE PORTUGAL.

tugais fréquentaient leur rivage , qu'ils venaient chaque année de TOrient et qu'ils remontaient ensuite vers une contrée où les hommes étaient blancs'. Enchanté de tels renseignements, les premiers qu'il recevait sur le but de sa mission, Gama donna au fleuve le nom de fleuve des bons Signes. Il éleva aussitôt sur ses bords un de ces monuments destinés à marquer les découvertes portugaises, et il appela le pays Saint-Raphaël, comme Texplique l'auteur des Lusiades, « du nom du Génie céleste qui guidfif les pas du jeune Tobie vers la demeure qu'il cherchait *. »

Cependant , il ne put profiter immédiatement des bonnes nouvelles qu'il venait de recevoir. Un terrible fléau, le scorbut, vint attaquer ses matelots et ses soldats^ C'était alors une maladie toute nouvelle : causée par la boisson corrompue et les aliments salés dont les navigateurs sont contraints d'user dans leurs voyages de long cours, elle était inconnue des anciens qui , ne perdant presque jamais de vue le rivage, pouvaient facilement renouveler leur provision d eau et d'aliments frais. Plusieurs des « braves qui avaient si longtemps partagé les périls et les « travaux de Gama, succombèrent sans gloire sur cette ^ plage ignorée ^

Lui-même , au départ, faillit périr : le vaisseau qu'ilf J montait, donna sur un banc de sable. Il réussit à se dé — $ gager, et, cincj jours après, il mouilla devant la ville d»J Mozambique, qui n'était alors qu'un faible établissemeo^ds servant, pour ainsi dire, d'échelle entre le commerce d. Sofala et celui de Quiloa. Parmi les noirs qui vinrent sa rencontre sur de légères embarcations^, était

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