Ch. X, st
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d*exhorier les siens au combat. Un second boulet lui fracassa Tépaule et acheva sa mort. On partage Ten^thousiasme du poète, c[uand il s*écrie : « Va donc, âme <c héroïque, va recueillir, au sein d'une étemelle paix, « le prix de ton glorieux sacrifice. Ta mort sera vengée € par ton père. Déjà s'apprêtent les bronze^ tonnants € et la bombe redoutable ; déjà j 'entends gronder Torage « sur la tète des guerriers de Tlndus et du NiP . » Et quel tableau que celui de la douleur du père et de la vengeance qu'il médite! oLe voilà, ce père infortuné! La douleur <x est sur son front.. . Tel qu'un taureau furieux et jaloux c< essaie ses cornes menaçantes sur le tronc d'un hêtre « on d'un peuplier, et frappe l'air de ses. mugissements; €c tel, à l'entrée du golfe des Guzarates , le terrible Âl- «c meida aiguise- un fer vengeur sur les murs de Daboul, « dont il châtie l'insolence et l'orgueil. Et soudain il • s'enfonce dans la baiede.Biu, de Diu qu'illustreront « tant de sièges et de batailles , disperse les nefs légères « qu'avait équipées Galicut, et se trouve en présence des «r vaisseaux de Gambaye. Yulcain les arma de son ton* Q nerre, et Mélik-Yas les commande, mais rien ne peut ^ les dérober à leur destin ; ils descendent avec leurs c< foudres d'airain dans les profondeurs de l'abtme : « Mélik-Yas en cherche en vain les débris. Mir- « Hocem , l'espoir et l'orgueil du Nil , ose attendre la m vengeance. Les rayons de lafoudre sontmoins prompts, M moins terribles que les guerriers d'Almeida*. » Cette némorable bataille de Diu (1508), dans laquelle les flottes alliées furent complètement battues, ne dura pas moins fie vingt-quatre heures; l'amiral égyptien , au début de l'action, en avait compris toute l'importance: il avait dit, en haranguant ses soldats, que, s'ils étaient vaincus,