‹ CAMOENS ET LES LUSIADESChapitre 95 sur 240 · Ch. X, 8t. 21, 23, 23 et · texte numérisé non relu

Ch. X, 8t. 21, 23, 23 et

Et ces rivalités étaient paissantes. La découverte de la route des Indes par le cap de Bonne- Espérance aTaii changé le commerôe du monde. Les Vénitiens et les 6é* nois qui, jusqu'alors, tii^ient presque seuls d'Alexandrie les denrées de TOrient et du Midi, pour les-revendre à TËurope, avaient vu avec peine les succès toujours croissants du Portugal ; ils avaient représenté au Soudan d*Égypte combien ses intérêts étaient compromis par les progrès de Tempire naissant; ils étaient parvenus à le faire entrer dans leurs secrètes intrigues et l'avaient entraîné à se liguer contre les Portugais avec le roi de Galient et de Gambaye. Il était donc naturel que, pour lui donner la force de combattre une telle ligue, Emmanuel confiât à son représentant des pouvoirs presque sou-* verains.

Almeida partit, accompagné de son fils, Lorenzo, s'empara de Quiloa^ incendia Mombaze qui- refusait de le recevoir', vint à Gochin visiter le successeur du fidèle Triumpara et déposer sur sa tète une magnifique couronne d'or, s'arrêta ensuite à Gananor, près de laquelle il éleva une forteresse, occupa Tarchipel des Maldives et alla reconnaître Tile de Geylan. Pendant qu'il était éloigné, Laurent, à la tète d'une faible escadre, osa livrer bataille aux flottes réunies de l'Egypte et de Gambaye : la première était commandée par Mir-Hocem, amiral du Soudan, la seconde par Mélik-Yaz, Maure courageux qui s'était mis au service des Guzarates. Malgré l'infériorité du nombre et les vents contraires^, Laurent disputa longtemps la victoire. Un boulet de ccmon lui emporta la cuisse^. Mutilé, couvert de sang, il se fit attacher au mât do son vaisseau, et, l'épée à la main, continua

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