‹ Campagne d'Afrique en 1830Chapitre 17 sur 110 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

La côte d’Afrique. — Débarquement. — Sidi-Ferruch. — Coup de vent. — Travaux du génie. — Propositions de plusieurs chefs Bédouins.

Le i o j u in à onze heures du matin, une partie du convoi était sous voile, faisant route vers le midi, et peu à peu toute l armée navale suivit la même direction. Indépendamment des trois escadres marchant en bon ordre, il y avait plus de quatre cents bâtiments de transport et la flottille des bateaux-bœufs ; l’horizon était couvert de voiles. L’amiral voulant avoir tout son monde sous la main, pour arriver au point de débarquement, ralentit sa marche, et ce ne fut que le 1 3 au matin qu’on aperçut les murailles blanches d’Alger à travers une brume épaisse, telle qu’il en règne presque toujours sur ces côtes dans les premières heures du jour. Le temps était superbe, la brume ne tarda pas à tomber, et nous pûmes voir à notre aise cette

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