‹ Campagne d'Afrique en 1830Chapitre 22 sur 110 · CHAPITRE IC · texte numérisé non relu

CHAPITRE IC

qualité d’interprètes , de consuls français qui avaient habité le pays, et de quelques volontaires russes, anglais, allemands, qui voulaient être témoins des évènements de la campagne. Tout ce monde était à pied, et comme on ignorait quand les chevaux pourraient débarquer, chacun s’était affublé d’une musette ou d’un sac de forme quelconque pour y mettre des vivres. Les uns avaient leurs manteaux roulés autour du corps et leurs pistolets à la ceinture ; d’autres étaient armés de fusils de chasse. Quelques uns, tout entiers à la partie scientifique du métier, ployaient sous le poids de livres et de cartes; enfin notre tenue était plus ou moins grotesque, et nous ne pûmes nous empêcher d’en rire entre nous. Les ordres se succédaient avec rapidité, et les plaisanteries accompagnaient toujours le malheureux dont le tour à marcher l’obligeait à courir dans le sable avec ses armes, sa tenue de cheval, et sa charge de vivres.

Le général Poret de Morvan à la tête de sa brigade , composée des 2e et 4e légers et 3e de ligne , débusqua l’ennemi

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de toutes ses positions et s’empara des batteries. Ce fut dans une de ces batteries que Charles de Bourmont , troisième fils du général en chef, entra le premier, accompagné du jeune Bessieres , sous-lieutenant au 3e de ligne. Les généraux Achard et Cloue t à la tête de leurs brigades respectives , lièrent leurs mouvements à celui du général Poret de Morvan, et prirent leur ordre de bataille ; de sorte que le général Berthezène, une fois maître des positions ennemies, occupa avec sa division un arc de cercle dont la gauche s’appuyait à la mer, et la droite se liait à la deuxième division. Dans son rapport au général en chef, il cita comme s’étant particulièrement distingués MM. j Delaure , capitaine de voltigeurs au 4e léger, et Clouet, capitaine de carabiniers au même régiment; Bâche, sous-lieutenant au 2e léger ; Bellecard , capitaine au 1 4e de ligne, et Abadie, capitaine au 3ye de ligne; le soldat Cermi , du 14e, qui blessé et renversé par le boulet qui avait tué son chef de file, s’était relevé en criant vive le Boi!

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