CHAPITRE J
« A plusieurs époques, les étendards fran- «çais ont flotté sur la plage africaine. La « chaleur du climat, la fatigue des marches, « les privations du désert, rien n’a pu ébran- « 1er ceux qui vous ont devancés. Leur coûte rage tranquille a suffi pour repousser les ^attaques tumultueuses dune cavalerie «brave, mais indisciplinée. Vous suivrez «leurs glorieux exemples.
(( Les nations civilisées des deux mondes «ont les yeux fixés sur vous. Leurs vœux a vous accompagnent, la cause de la France « est celle de l’humanité , montrez-vous di- « gnes de votre belle mission. Qu’aucun excès u ne ternisse l’éclat de vos exploits. Terribles «dans le combat, soyez justes et humains «après la victoire. Votre intérêt le corn- (( mande autant que le devoir.
((Trop long-temps opprimé par une mi- « lice avide et cruelle, l’Arabe verra en nous (( des libérateurs ; il implorera notre alliance, u Rassuré par votre bonne foi , il apportera ((dans nos camps les produits de son sol. «C’est ainsi que rendant la guerre moins « longue et moins sanglante, vous remplirez
ules vœux dun souverain aussi avare du « sang de ses sujets , que jaloux de l’honneur « de la France. Soldats ! un prince auguste « vient de parcourir vos rangs. Il a voulu se « convaincre lui -même que rien n’avait été (( négligé pour assurer vos succès et pour- (( voir à vos besoins. Sa constante sollicitude ((vous suivra dans les contrées inhospita- (dières où vous allez combattre. Vous vous (( en rendrez dignes en observant cette dis- « cipline sévère qui a valu à l’armée qu’il «conduisit à la victoire, l’estime de l’Espa- « gne et celle de l’Europe entière. »
Le lieutenant-général commandant en chef l’armée d’expédition d’Afrique,