‹ Campagne d'Afrique en 1830Chapitre 92 sur 110 · CHAPITRE VII. iyS · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII. iyS

barqua sans obstacles. Les habitants ouvrirent leurs portes aux troupes françaises, mais elles furent continuellement harcelées par les Kabyles qui vinrent jusque sous les murs de la ville malgré les fortifications qu’on y avait élevées. Plusieurs combats meurtriers eurent lieu, et 011 leur tua beaucoup de monde. Ce fut dans une de ces affaires que M. de Foucault, commandant l’artillerie de l’expédition, reçut un biscaïen à l’épaule qui le mit hors de combat.

Le 26 juillet on fit à la Cassauba un service funèbre pour M. de Trélan; les honneurs dus à son grade lui furent rendus, et un concours considérable d’officiers de tous les corps l’accompagna au cimetière des chrétiens qui renfermait déjà tant de nos frères d’armes ! La fin funeste de cet officier avait frappé tout le monde, et on était généralement attristé du nouveau coup qui venait d’être porté à la sensibilité du Maréchal.

Le Roi, voulant donner encore un témoignage de sa satisfaction à M. de Bourmont, sans attendre que le travail des ré-

compenses fut achevé, avait envoyé en Afrique M. de Vezins, parent du Maréchal, pour remettre de sa part la croix de Saint- Louis à ses deux fils Charles et Amédée; quand il arriva, Amédée n’existait plus; et, par un sentiment de délicatesse qui fut apprécié de tous, M. de Bourmont ne permit pas à Charles de porter cette décoration, ne voulant pas que son fils fût le premier officier de l’armée qui reçût la récompense de ses services.

Pour répondre au vœu émis par le Bey d’Oran , on organisa une petite division composée des deux bataillons du 21e de ligne, d’une batterie d’artillerie, et d’une compagnie de sapeurs. Le commandement en fut donné à M. de Goutefrey, colonel du 21e. Elle mit à la voile du 6 au 7 août.

La petite ville de Boudjiah , située à quarante lieues à l’Est d’Alger, ayant envoyé des députés pour faire sa soumission à la France, on voulut sassurer des bonnes dispositions de ses habitants. A cet effet M. de Quatrebarbes, lieutenant d’état-major, eut ordre d’aller reconnaître et la ville et la

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