CHAPITRE XIII
A son arrivée à Goulmy, le colonel est informé que les contingents du Guoye, au nombre de plusieurs milliers d'hommes, sont réunis dans le tata de Tuabo, village à 6 kilomètres en aval de Bakel. Leurs femmes et leurs troupeaux, y compris ceux qu'ils avaient enlevés aux habitants de Bakel, avaient été mis à l'abri sur la rive droite. Ignorant l'approche de la colonne, ces contingents faisaient de fréquentes incursions autour de Bakel, qui se trouvait ainsi complètement bloqué de ce côté. Tuabo avait été le quartier général de Mahmadou Lamine pendant ses opérations contre Bakel.
Le commandant supérieur résolut d'aller immédiatement dégager Bakel de ce côté.
Le 29, il se met en route de Goulmy pour Tuabo ; il traverse Bakel, pendant la nuit, avec la colonne et se présente au point du jour devant le tata.
Prévenus, la veille, de la marche de la colonne ainsi que de son récent succès à Kydira , par des
espions qu'ils entretenaient dans Bakel, les contingents réunis à Tuabo n'attendent pas le choc , ils abandonnent le tata et défilent, par le gué, sur la rive droite.
Le corps expéditionnaire s'établit dans Tuabo. Dans la journée, il est réorganisé en deux petites colonnes, en vue des opérations qu'il peut y avoir encore lieu d'effectuer.
A la première colonne, commandant Combes, sont affectés la 1" compagnie de tirailleurs, capitaine Joly, et un détachement formé des hommes des T et 8* compagnies, plus une section d'artillerie. A la seconde colonne, la 2' compagnie, capitaine Ferrât, un détachement des 3' et 9" compagnies et une pièce d'artillerie.
L'infanterie de marine et les disciplinaires sont laissés à Bakel.
Une section de vingt hommes, commandée par un sous-officier et qui représente tout ce que l'infanterie de marine peut fournir d'hommes valides, marche avec la flottille, dont, avec une trentaine de tirailleurs ou de spahis écloppés, elle constitue la garde.
La réserve reste composée de la 6* compagnie et des spahis.
Des indigènes, envoyés en reconnaissance pen-
dant la nuit, rapportent que les contingents du Guoyese sont concentrés, avec leurs familles et leurs troupeaux, sur la rive droite, à hauteur du village de Manahel, autour d'une grande mare.
Manahel avait été, à diverses époques, le théâtre de combats entre les Sarrakholais et nos colonnes. Dans les premiers mois de l'année 1 855, les guerriers du Guoye, réunis sur ce point, avaient repoussé une attaque dirigée contre eux par les volontaires de Bakel. Au moisd'août de lamême année, une colonne, forte de 450 hommes, dont 250 hommes d'infanterie de marine, voulant venger cet échec, s'était portée à l'attaque de ce village. Mais l'expédition échoua; la colonne dut battre en retraite sur les avisos, laissant 1 0 morts sur le terrain et ramenant 51 blessés, parmi lesquels un capitaine et un médecin.
Fiers de la réputation de bravoure qu'ils avaient acquise, comptant dans leurs rangs un grand nombre de Toucouleurs et de Peulhs, les plus intelligents et les plus belliqueux des tribus du Sénégal, bien armés pour la plupart, conduits par d'anciens laptots de Saint-Louis, les contingents du Guoye étaient résolus à tenir tête à la colonne : il ne fallait pas songer à leur imposer des conditions de paix. Seul un succès de nos armes pouvait les déterminer à se soumettre.
Le 30 au point du jour, le corps expéditionnaire quitte Tuabo. La colonne Combes forme l'avantgarde ; la colonne Houry et la réserve marchent à trois cents mètres en arrière. La flottille suit le mouvement.
Lorsque les spahis arrivent à hauteur de Manahel, ils sont accueillis par quelques coups de feu tirés de la rive droite, et destinés à donner l'alarme à l'ennemi. Celui-ci est établi autour d'une grande mare, de l'autre côté d'un mamelon qui s'avance jusqu'au fleuve. Abrupt sur la face qui regarde Bakel, où il forme un sommet de cinquante mètres environ de hauteur, ce mamelon se continue, en forme d'un double éperon, par un petit contre-fort à arête vive qui court parallèlement au fleuve, et par un deuxième contre-fort plus large, dont les pentes douces vont mourir à la mare.
Des tirailleurs ennemis garnissent la crête du premier contre-fort; d'autres, très-nombreux, sont embusqués dans un taillis très-épais, qui s'étend de la mare au fleuve. Un fort parti de Sarrakholais est en outre établi au gué de Diawara, à mille cinq cents
mètres environ en aval de Manahel, et garde le passage.
Une échelle que l'on a dressée dans le village permet de se rendre compte d'une partie des dispositions de l'ennemi.
Le colonel donne en conséquence ses ordres de combat.
La colonne Combes, dépassant le village de Manahel de quelques centaines de mètres, prend position de manière à couvrir le corps expéditionnaire contre une attaque qui pourrait être tentée parle gué de Diawara. Elle est chargée en même temps de préparer le passage sur la rive droite, de la deuxième colonne, en balayant de ses feux d'infanterie et d'artillerie les crêtes et les pentes occupées par l'ennemi.
La colonne Houry, placée de l'autre côté du village, exécute des feux convergents d'infanterie et d'artillerie sur ces mêmes points et fouille le taillis qui borde le fleuve.
Un millier d'auxiliaires, composés en grande partie des volontaires qui se sont vaillamment conduits dans la défense de Bakel et des gens d'Oussouby, sont rassemblés à hauteur de Manahel; Ousman Fall, interprète de Médine, s'est proposé au commandant supérieur pour les conduire au combat.
A l'arrivée de la flottille, la 2' compagnie de tirailleurs, capitaine Ferrât, est embarquée avec ordre d'aller s'emparer du mamelon; une section de cette compagnie prend pied sur la rive opposée, le reste suit aussitôt.
La compagnie Ferrât enlève le premier contrefort; mais, quand elle se porte sur le deuxième, elle est accueillie par un feu très-vif de plusieurs centaines de Sarrakholais.
Le commandant Houry, avec le détachement de la 9° compagnie, une pièce de canon tirée à bras, et le délacbement de la G', reçoit alors l'ordre de franchir le fleuve à son tour et d'aller couronner le sommet du mamelon, laissé inoccupé parla 2° compagnie et dont la prise doit amener la chute de la deuxième ligne de défense ennemie. La 2° compagnie est en même temps ravitaillée en munitions.
Au moment où le commandant va occuper ce sommet, un groupe de Sarrakholais s'y présente par la pente opposée et est culbuté. La pièce, avec des difficultés inouïes, est hissée sur ce point. En même temps, la 2" compagnie enlève la deuxième crête.
A ce moment, la colonne Houry, tout entière sur la rive droite, se trouve établie à mi-pente autour du mamelon, dans une position inexpugnable.
Dans la plaine, deux à trois milliers d'indigènes,
hommes, femmes, enfants, sous l'escorte de quinze cents à deux mille cavaliers ou fantassins, défilent le long de la mare, et se dirigent vers l'intérieur.
On dirait l'exode d'un peuple.
En vain cherchent-ils à entraîner avec eux plusieurs milliers de têtes de bétail, qui errent affolées par les coups de feu : celles-ci se dérobent et reviennent aussitôt à la mare.
Au pied du mamelon, dans les taillis, et sur le bord même du fleuve, un groupe de Sarrakholais se dévouent pour couvrir la retraite; ils font preuve d'une audace et d'une ténacité remarquables; c'est qu'ils se battent avec le courage que donne l'amour de la famille : car ce sont leurs femmes, leurs enfants, leurs richesses qu'ils défendent. A deux reprises, ils tentent de gravir les pentes du mamelon; chaque fois ils sont repoussés par un feu meurtrier.
Plusieurs d'entre eux s'avancent pour ramasser, sous une grêle de balles, les armes et les munitions des Sarrakholais qui viennent d'être tués; ils se retirent ensuite sans faire un pas" plus vite que l'autre, pour ne pas paraître fuir. Il est aisé de reconnaître en eux d'anciens laptots fanatisés par les prédications du marabout, et l'on ne peut s'empêcher de regretter qu'une pareille bravoure
n'ait pas été mise à la défense d'une meilleure cause.
A 10 heures, le feu se ralentit. Une centaine de Sarrakholais seulement, que ni les balles ni les boîtes à mitraille n'ont pu déloger des taillis où ils sont embusqués, tiraillent encore sur les officiers et sur les cavaliers qui vont et viennent pour porter des ordres entre le commandant supérieur et la i" colonne.
A ce moment, les auxiliaires qui avaient été massés non loin de Diawara, appuyés par la 1 " colonne, reçoivent Tordre de passer le gué et de se diriger sur la mare pour prendre l'ennemi entre deux feux.
Jaloux d'avoir leur part de gloire dans cette journée, ceux-ci, Ousman Fall à leur tête, s'engagent résolument dans le gué; puis, suivant la tactique chère aux indigènes, se déploient sur un grand front, en forme d'arc de cercle.
Mais ils ne conservent pas longtemps cet ordre : apercevant à l'horizon les convois de femmes et de captifs et les troupeaux qui s'écoulent péniblement vei-s l'intérieur, ils se débandent pour se jeter à leur poursuite. Ce qui redouble encore l'ardeur du plus grand nombre d'entre eux, c'est l'espoir qu'ils ont d'arracher à l'ennemi leurs femmes et leurs
enfants que les contingents du Guoye ont enlevés lors des attaques de Bakel, et qu'ils entraînent avec eux dans leur fuite.
Ail heures seulement, le feu cesse complètement; le lieutenant Durand effectue, avec une section de la 2' compagnie, une reconnaissance pour fouiller les abords du mamelon, et fait plusieurs prisonniers.
Des seccos, sorte de nattes en paille grossière, enlevées de Manahel, furent portés aux troupes de la 2° colonne, afin de leur permettre de se construire des abris sur le mamelon. Cette colonne bivouaqua toute la journée du 30 sur ses positions : le reste du corps expéditionnaire campa dans Manahel.
Lès auxiliaires ne rentrèrent qu'à la tombée de la nuit, ramenant un troupeau de deux mille têtes de bétail, et beaucoup de prisonniers. Au nombre de ceux qui furent pris les armes à la main, se trouvait l'un des lieutenants de Lamine qui conduisait les contingents du Guoye aux attaques de Kounguel et de Bakel; marabout réputé pour son fanatisme et qui exerçait la plus pernicieuse influence sur les populations. Il fut passé par les armes.
Cette journée fait grand honneur au commandant de la 2' colonne et aux officiers et soldats sous ses ordres.
Nos pertes furent insignifiantes : elles se bornèrent à quelques hommes contusionnés.
Quant à celles de l'ennemi, elles furent importantes : il laissa de nombreux cadavres autour de la mare, dans le taillis, et le long du sentier suivi dans sa fuite. En outre, dans leur émigration vers les villages de l'intérieur, de malheureuses familles s'égarèrent et périrent tout entières de soif et de faim.
Les auxiliaires eurent, de leur côté, une trentaine d'hommes tués ou blessés. Quelques-uns d'entre eux, entraînés parleur ardeur, tombèrent au milieu des groupes d'ennemis et payèrent de leur vie leur audace. Deux volontaires de Bakel, réputés pour leur bravoure, avaient réussi à rejoindre un groupe de sept à huit femmes égarées dans les broussailles. Ils les ramenaient vers le fleuve, quand, tout à coup, ces dernières entendirent, sous bois, la voix de guerriers sarrakholais qui étaient à leur recherche :
sauter sur leurs gardiens, s'attacher à eux de manière à les mettre dans l'impossibilité de se dégager pour faire usage de leurs armes ni de fuir, fut l'affaire d'un moment. Tous deux furent emmenés à Sambankagny, où les habitants de ce village leur firent, dit-on, subir d'odieux traitements, avant de les mettre à mort.
Ainsi que cela avait eu lieu après le combat de Kydira, les femmes, abandonnées dans leur fuite par les Sarrakholais, furent formées en groupes, et confiées à la garde des différents détachements indigènes, puis elles furent réunies à Bakel et employées à concasser le mil donné en ration aux indigènes de la colonne. Femmes libres ou esclaves, toutes furent déclarées libres et traitées avec humanité; les anciennes captives s'attachèrent pour la plupart à la fortune des hommes auxquels elles furent confiées : quant aux Sarrakholaises, dénuées de ressources, chargées d'enfants, et devenues un embarras plutôt qu'une aide pour la colonne, elles furent successivement rendues à leurs familles, qui vinrent les réclamer à la fin des hostilités. De leur côté, les habitants de
Bakel emmenèrent avec eux un certain nombre de prisonniers qui leur permirent de faire des échanges avec des membres de leurs familles que les Sarrakholais tenaient en captivité. Toutefois ces derniers, malgré les nombreuses réclamations qui leur furent adressées après le rétablissement de la paix, refusèrent de restituer un grand nombre de captifs qu'ils avaient faits à Bakel, répondant invariablement qu'ayant pris ces captifs au bout de leur fusil, ils devaient les garder, selon la loi du pays.
Que quelques exactions aient été commises à la suite de tous ces événements, il serait difficile d'y contredire. C'est malheureusement le lot de toutes ces campagnes sans exception, et la conséquence inévitable des guerres entre peuples qui poussent les sentiments de haine jusqu'à la barbarie, jusqu'à la férocité ; notre intervention permet bien d'en tempérer considérablement les effets, sans réussir à les faire tout à fait disparaître.
Quoi qu'il en soit, il a été donné à cette colonne de porter un rude coup à l'esclavage, ce fléau qui désole les populations de ces contrées. C'est par milliers qu'il faut compter les hommes, les femmes et les enfants qui ont été rendus à la liberté tant sur le Niger que sur le haut Sénégal. Le seul poste de Médine, d'après les renseignements officiels fournis
par le commandant de ce cercle, a libéré plus de cinq cents captifs, tant encours de la campagne dirigée contre les Sarrakholais qu'à la suite de cette campagne. Pour arriver à ce résultat, des recherches minutieuses durent être faites auprès de tous les indigènes, soldats et autres, afin de s'assurer qu'ils ne s'étaient pas approprié des captifs provenant de la prise des villages; et, aux protestations qui furent faites par quelques chefs qui réclamaient le droit de conserver ce qu'ils avaient capturé, les armes à la main, il fut répondu que « le rapt ne devait jamais être le résultat d'une guerre conduite par des Français ». Un village fut formé à Kayes avec les anciens captifs libérés; un autre fut formé à Bafoulabé. Ces villages devraient porter le nom des deux officiers, de MM. de Brissay et Péré, qui les fondèrent.
Nous ajouterons que le souvenir de cette campagne restera vivace dans le cœur de ces habitants qui lui doivent leur affranchissement, de même qu'il servira d'enseignement aux populations sarrakholaises qui, sacrifiant tout, tranquillité, biens, famille, et sans y avoir été provoquées d'aucune manière , s'"enrôlèrent sous les ordres du premier aventurier qui les incita à une guerre de religion et de race. Insensés, qui, parce qu'ils se virent en
nombre considérable, parce qu'ils crurent la colonne aux prises pour longtemps, sur le Niger, avec un ennemi redoutable, pensèrent que l'heure était venue d'exterminer cette poignée de Français qui, en tout temps, avaient été leurs bienfaiteurs et à la protection desquels ils étaient redevables de leurs richesses.
Le 1 ' mai, le corps expéditionnaire occupe le village de Diawara, Des approvisionnements importants en mil et en arachides ont été laissés par l'ennemi, dans ce village, l'un des plus riches de la contrée. En outre, des silos remplis de grains sont découverts parles indigènes dans les environs. Une petite partie de ces grains est employée à compléter les approvisionnements de la colonne. Mais la plus grande partie est abandonnée aux populations de Bakel, qui se trouvaient, dans les derniers jours du siège, réduites à une affreuse misère.
A la nouvelle de pareille aubaine, un millier d'hommes, de femmes et d'enfants accoururent de Bakel; puis, véritable fourmilière humaine, faisant la navette entre Diawara et la ville, se mirent à
l'œuvre pour transporter ces approvisionnements. Après deux jours de travail, les greniers de Diawara étaient vidés; les pieux, les nattes en paille, une partie même des toits en chaume du village étaient transportés à Bakel, pour servir aux indigènes à reconstruire les cases incendiées par l'armée du marabout.
Le 2 mai, le commandant supérieur et la 1" colonne se portent à Dembankané.
La 2' colonne occupe Tuabo et Diawara. A Dembankané, le jour de son arrivée, le colonel eut avec Abdoul Boubakar, le chef du Bosséa-Fouta, qui était venu lui offrir le concours de son armée contre le marabout, une entrevue dont nous ferons le récit à la fln de cette partie.
Quelques jours après, la ligne télégraphique étant rétablie entre Dembankané et Saint-Louis, le corps expéditionnaire recevait du ministre de la marine, ainsi que cela avait eu lieu à la fin de la campagne sur le Niger, un télégramme de félicitations pour les succès qu'il avait obtenus contre les contingents du marabout Mahmadou Lamine \
Le commandant supérieur apprit en même temps
' A la réception de ce télégramme, parut l'ordre du jour suivant :
Le commandant supérieur porte à la connaissance du corps
qu'un bataillon de 420 hommes d'infanterie de marine avait été dirigé, comme renfort, de France sur Saint-Louis, pour mettre le gouverneur en mesure d'envoyer des troupes au secours de la colonne du haut Sénégal, et en même temps de réprimer un soulèvement qui menaçait de se produire parmi les nombreux Sarrakholais qui résident à Saint-Louis.
expéditionnaire du haut Sénégal les télégrammes ci-après : Gouverneur à commandant supérieur.
« Je suis heureux de vous transmettre, pour vous et la co- « lonne sous vos ordres, les félicitations que le ministre vous « adresse. Je joins mes félicitations à celles du ministre et « vous prie de les transmettre aux officiers et soldats qui « vous ont si vaillamment secondé.
« Signé : Genouille,
Ministre marine à gouverneur.
« Transmettre à colonel Frey et à sa colonne chaleureuses « félicitations. A l'arrivée rapports, les propositions du t colonel seront examinées avec tout l'intérêt qu'elles mé- « ritent. s
« La campagne qui est sur le point de se terminer a été, pour la colonne, une suite non interrompue de dangers, de privations et de dures fatigues. Cependant le lieutenantcolonel a toujours trouvé, chez tous, le concours qui lui était nécessaire pour mener à bien sa mission. 11 apprécie hautement ce qu'il a fallu, pour cela, à chacun, d'énergie et de dévouement : une fois de plus, il en remercie les troupes et le personnel des différents services, placés sous ses ordres.
« Le lieutenant-colonel commandant supérieur, a Signé : Frey.
« Mai 1886. »
Dès que les communications purent être rétablies, le commandant supérieur, ayant fait savoir au gouverneur que, débarrassé de toute préoccupation du côlé de Samory et d'Ahmadou, il pouvait avec ses seules ressources terminer la campagne, ce bataillon fut maintenu à Saint-Louis.