LIVRE PREMIER. — ORLÉANS
Grand-Étang et du Bourbeux , par lesquels on peut déboucher sur Viévy-Ie-Rayé ; cinq compagnies des mobiles de Maine-et-Loire à Écoman ; deux autres à la Girardière et h la Boissière; le 2" bataillon du Gers à Morée, détachant une compagnie à la Gharonnière et une autre à Saint- Jean-Froidmentel pour se relier avec le V bataillon du même département en position à Gloyes; les francs-tireurs de la Haute-Loire sur la rive droite du Droué , surveillant cette partie du Perche ; enfin les francs-tireurs de Paris (lieutenant-colonel Lipouski) et ceux de la Sarthe (commandant de Poudras) couvrant Gloyes , occupant la GhapelIe-du-Noyer , Thiville et la Ferté-Vilneuil , pour éclairer l'aile gauche de l'armée dans la direction de Ghâteaudun.
Tous ces avant-postes, protégés par des retranchements en terre , des coupures et des abatis sur les routes et les chemins , étaient sous les ordres du général Abdelal , étabh de sa personne à Autainville.
En arrière de la l"** division , chargée de la défense de la forêt de Marchenoir , la 2% sous les ordres du général Barry, était placée en seconde ligne à Pontijoux, avec la réserve d'artillerie , les parcs et les deux autres brigades de la division de cavalerie.
Le général Abdelal informa, le 6, que l'ennemi semblait préparer un mouvement et avait requis un grand nombre de moyens de transport a uxenvirons d'Epieds et de Goulmiers. Il demandait en même temps à se porter lui-même sur Verdes avec des renforts , qui lui furent immédiatement envoyés. Son but était de pousser le plus loin possible dans la direction de la grande route qui va d'Orléans à Ghâteaudun, et de se rabattre ensuite sur les positions à droite de la forêt en tournant Ouzouer-le-Marché , de façon à bien reconnaître les emplacements occupés par l'ennemi , qui paraissait établi principalement à Saint- Péravy, Saint-Sigismond , Gheminiers, Goulmiers, le
i;* LA DEUXIEME ARMEE DE LA LOIRE.
Grand-Luz, la Renardière, Baccon, et tout le long des Mauves de Ruisseau jusqu'à Meung.
COMBAT DE VALLIERE.
Cette forte reconnaissance s'était mise en marche dès le 7 au matin dans la direction de Verdes, lorsqu'à dix heures et demie on entendit des détonations fréquentes d'artillerie en avant de Saint-Laurent-des-Bois. La canonnade devint bientôt assez vive pour que le général commandant le 16" corps jugeât nécessaire de se porter sur les lieux , emmenant le 3" bataillon de chasseurs à pied et deux mitrailleuses , tandis que la brigade Bourdillon se disposait à appuyer le mouvement.
Une colonne ennemie composée de deux bataillons du 13" régiment d'infanterie bavaroise, d'environ 2,000 cavaliers prussiens (cuirassiers , uhlans et hussards) et de dix pièces d'artillerie , venant de la direction de Baccon , s'était, en effet, portée par Villermain sur la forêt, qu'elle semblait vouloir longer pour reconnaître nos positions. Accueillie d'abord par le feu de nos francs-tireurs embusqués aux Boëches et au Bois-d'Enfer, elle s'était avancée sur Marolles, d'où elle canonnait Saint-Laurent-des-Bois, et marchait sur Vallière , lorsque arrivèrent les premiers renforts expédiés de Marchenoir. Déjà les tirailleurs allemands avaient atteint la lisière de la forêt, incendié la ferme du Bois-d'Enfer et le moulin de Marolles, et ne se trouvaient plus qu'à cinq cents mètres environ de Saint - Laurent. Le 3* bataillon de chasseurs à pied et les com pagnies des mobiles de Loir-et-Cher , postés dans le village , n'hésitèrent pas à se porter en avant, bien que sur un terrain découvert et exposés au feu de l'artillerie ennemie , ^u'il n'était point encore possible de contre-battre , la nôtre arrivant par les rentes de la forêt. Pendant près de