‹ Campagne de 1870-1871Chapitre 118 sur 345 · MOUVEMENT DE RETRAITE DU 13 DÉCEMBRE · texte numérisé non relu

MOUVEMENT DE RETRAITE DU 13 DÉCEMBRE

Le mouvement de retraite sur Vendôme s'acheva le 13, malgré le temps, qui devenait de plus en plus mauvais. Le 1 7" corps seul fut un instant inquiété à hauteur d'Oucques, par une colonne qui suivait ses traces. Il y eut là un engagement d'arrière-garde, mais nos troupes firent bonne contenance ; une section d'artillerie s'avança hardiment, préparant , par son feu , la charge d'un escadron du 4" de cavalerie légère mixte, qui parvint à repousser l'ennemi.

Du côté de Villetrun, les éclaireurs arabes du colonel Goursaud maintinrent jusqu'au soir les uhlans qui battaient le pays. Ces derniers, s'avançant à la faveur des bois, fouillaient les fermes et faisaient prisonniers les hommes

^ Voir à la note 24 le rapport du général Barry sur le» affaires de Blois.

J7f> LA DEUXIÈME ARMÉE DE LA LOIRE.

que la fati(}ue forçait à s'arrêter, et qui , à bout de forces, ne cherchaient même plus à résister. C'est là évidemment un fait fâcheux que nous ne pouvons taire, mais dont l'ennemi a fort exagéré la valeur en annonçant dans ses bulletins qu'il avait fait de nombreux prisonniers, alors qu'il n'y avait pas eu de combat, et qu'il n'avait ramassé «ur les routes que quelques centaines de traînards dont la plupart, il faut bien le dire , avaient cherché eux-mêmes cette occasion de ne pas continuer la campagne.

En résumé, cette retraite de la deuxième armée des lignes de Josnes sur Vendôme, dans les conditions de mauvais temps, de fatigue et de dangers dans lesquels elle s'était effectuée, faisait le plus grand honneur aux troupes. Elle avait assez imposé à l'ennemi pour qu'il n'eût pas osé l'inquiéter et profiter des chances qu'il avait de détruire cette armée, s'il avait su les mettre à profit

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