LIVRE TROISIEME VENDOME. 17T
la ferme de la Touche, pour défendre en avant la route de Villetrun et en arrière le pont de Meslay, gardé par un bataillon de réserve;
Les deux autres divisions du 17^ corps, de la Haie-de- Champ à Pezou, dominant la vallée du Loir;
La cavalerie du 1 7^ corps à la Ville-aux-Glercs , où elle pouvait seulement trouver quelques ressources pour se cantonner ;
Le 2P corps échelonné de Pezou à Saint-Hilaire, le long de la route de Tours à Chartres; la 1" division à Saint-Hilaire dont elle défendait le pont ; la 2^ à Mont- Henry; la 3^ à hauteur de la ferme de Plessis , détachant un bataillon à la gare de Fréteval et une brigade au vieux château qui domine cette ville, pour en empêcher l'accès par la rive gauche ;
Enfin la division de Bretagne du général Goujard, développée le long du Loir et du Droué, occupant Gloyes pour protéger la gauche de Tarmée, et surveiller les mouvements que l'ennemi pouvait faire aux environs de Ghàteaudun ou au nord de la forêt de Marchenoir.
Dès son arrivée à Vendôme, le général en chef avait rendu compte de sa marche et de sa situation au ministre de la guerre par la dépêche télégraphique suivante ••
« Mon mouvement de retraite sur Vendôme s'est achevé
» aujourd'hui sans avoir été inquiété. Je m'établis ici sur
» de bonnes positions. Je donne l'ordre au général Barry,
M qui s'est replié prématurément sur Saint-Amand, d'y
» rester et d'y tenir. On dit l'ennemi peu en force à
» Chartres ; Dreux serait évacué ; personne à la Loupe et
» à Bretoncelle. Rien ne m'obligeantà hâter mon mouve-
» ment sur le Mans , je reste ici , persuadé que tout en s'y
» reposant, mon armée sera encore une menace qui peut
» rendre l'ennemi hésitant pour ses opérations au-dessous
» de Blois, Je le crois peu en force sur les deux rives. La
f,78 LA DEUXIÈME ARMÉE DE LA LOIRE.
» démonstration sur Vierzon est de plus en plus nécessaire » et facile. La panique qui se produit à Tours , où l'admi- » nistration du chemin de fer évacue son matériel , où les w employés du télégraphe ont abandonné leur poste, est » des plus intempestives et des plus regrettables. Aucun » des renseignements que je reçois des préfets n'est con- 1 trôlé ; tous sont exagérés. Je crains qu'on ne fasse sauter » tous les ponts sur le reste de la Loire. »
Après avoir reconnu lui-même toutes les positions autour de Vendôme , le commandant en chef adressa aux divers corps les instructions suivantes pour leur installation dès le lendemain matin :
« Vendôme, 23 décembre 1870.
« Les corps d'armée s'établiront demain d'une façon » régulière sur les positions qui leur ont été assignées dans » les instructions d'hier , et pousseront avec la plus grande «activité l'exécution des travaux de défense prescrits.
» Les commandants des corps d'armée donneront toutes M les instructions de détail et s'assureront par eux-mêmes » des positions et des travaux. Il faut être à même de ré- » sister à l'ennemi s'il marche sur Vendôme. Si on sait en » profiter, ce pays se prête admirablement à la défense.
» On devra s'occuper dès demain de la réorganisation » des régiments , des batteries , du matériel , des con- » vois, etc. , et on rendra compte au général en chef de la » quantité exacte des vivres actuellement dans chaque » corps.
» Vendôme devra être complètement évacué par les w détachements qui s'y trouvent et les nombreux fuyards » qui s'y sont réfugiés. Le grand prévôt et le comman- M dant de la place s'entendront, à cet effet, pour diriger