LIVRE TROISIÈME. — VENDOME
» sur leurs corps tous ces isolés et ces détachements . Il ne » restera dans la ville qu'un bataillon pour former la gar- » nison. Des postes seront établis aux principales issues, » et des patrouilles seront organisées à l'intérieur.
» Les troupes cantonnées aux environs n'entreront en » ville qu'en corvées régulières, pour des besoins constatés, » et les hommes isolés, que munis de permissions. Ces » prescriptions ne concernent pas les officiers ; néanmoins » ils ne pourront s'éloigner de leurs cantonnements que » dans des proportions déterminées par les généraux com- » mandant les divisions.
» Les hommes appartenant au 15^ corps* seront réunis » au quartier de cavalerie , sous la surveillance d'officiers a et de sous-officiers fournis par le bataillon de garnison. » Il sera statué sur la destination à leur donner dès que » le général en chef saura exactement leur effectif et à » quel régiment ils appartiennent.
» Tous les blessés et les malades devront être évacués » sur le Mans par tous les moyens utilisables.
» Chaque commandant de corps d'armée fera faire par » sa cavalerie des reconnaissances journalières, et placera » des petits postes aussi loin que possible pour surveiller » tout le pays.
)5 Les éclaireurs du capitaine Bernard resteront à la M disposition de l'amiral pour battre le pays dans la direc- » tion de Blois.
» Les éclaireurs algériens du commandant Laroque » seront établis dans les villages de Rocé et de Coulom- » miers , pour observer dans la direction d'Oucques et de » Pontijoux.
» La cavalerie du 16^ corps fera surveiller tout le cours
1 Ces hommes avaient quitté leurs régiments aux affaires d'Orléans et suivi le lô*' corps. Ils avaient été réunis à Tours et dirigés sur la deu:!(ième armée.
» du Loir et tous les ponts entre Vendôme et Montoire. » Elle aura des postes en arrière de Vendôme et dans la " direction d'Épuisay.
M II devra être adressé tous les matins, avant midi, au 9 général en chef, un rapport détaillé des reconnaissances » laites dans la matinée.
» On placera autant que possible les troupes à l'abri » dans les villag^es ou dans les fermes, à proximité des » positions qu'elles doivent occuper , sans cependant com- M promettre la défense et en s'assurant d'une concentra- » tion rapide. Celles qui, faute de ressources, devront » rester au bivouac, seront placées sur des terrains secs » et bien approvisionnées en bois et en paille de cou- » chage.
» Les instructions générales sont adressées par le géné- M rai en chef aux commandants des corps d'armée aux- « quels incombe le soin de les développer, d'en régler les M détails et d'en assurer l'exécution. Dans la marche » d'aujourd'hui, des régiments, des convois et des déta- » chements se sont adressés directement au général en M chef pour demander des instructions qui auraient dû leur » venir des commandants des corps d'armée, par les » généraux des divisions et des brigades. Toutes les quesw tions d'approvisionnements de vivres et de munitions , » de service et de commandement, doivent se régler M dans chaque corps d'armée.
» Le vice-amiral Jauréguiberry a sous son commande- » ment direct les troupes qui sont à Saint-Amand avec le » général Barry, et à Montoire avec le général Maurandy. » Il proposera au général en chef la réorganisation com- » plète du 16^ corps, à l'aide de toutes les troupes mises * à sa disposition .
» Envoyer sans faute demain , au grand quartier géné- » rai. les rapports, situations, états de pertes, spécifiés