ÉVACUATION DE LA GARE DE VENDÔME
Il restait néanmoins une dernière mais grande préoccupation : malgré toute l'activité déployée depuis la veille à la gare, pour évacuer sur Tours ce qui restait des malades, des écloppés, du matériel de l'armée et de celui du chemin de fer, un train considérable de munitions et d'approvisionnements, retardé par les travaux de mine qu'on exécutait sur le pont de la voie, n'avait pu encore quitter la gare , et pouvait être atteint par les projectiles de l'ennemi, ou arrêté dans son trajet si ccdernier avait le te mps de couper la ligne entre Vendôme et Saint- Amand . Enfin, après une longue attente, l'énorme convoi, traîné par deux locomotives, s'engageait à toute vapeur, et disparaissait bientôt aux regards qui le suivaient avec inquiétude, dans la direction de Tours, où il put arriver sans encombre, et, de là, gagner le Mans.
Les 16^ et 17* corps continuèrent dès lors leur mouvement de retraite, sous la protection des batteries, qui restèrent en position en face de Vendôme jusqu'à ce que toutes les colonnes fussent engagées sur les routes et les chemins qu'elles avaient à suivre.