‹ Campagne de 1870-1871Chapitre 15 sur 345 · LIVRE PREMIER. — ORLÉANS. i · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. — ORLÉANS. i

fensives dans lesquelles elle s'était maintenue pendant son organisation, et marchait sur Orléans, tandis que la 1'* division du IS** corps, qui avait quitté ses emplacements en Sologne et rallié à Gien les troupes du génér:i| Maurandy, allait faire une diversion en descendant la Loire sur la rive droite. L'ennemi, auquel l'occupation d'Orléans avait livré la Beauce , avait pris toutes ses mesuirs pour conserver cette position importante : il s'était fortement retranché derrière tous les obstacles et dans tous les villages qui commandent et défendent les débouchés des bois qui entourent la ville , des routes et des chemins qui y aboutissent. Il avait sur tous ces points une nombreuse artillerie, et de ses observatoires établis dans les clochers et sur la tour de Baccon, il suivait facilement nos mouvements dans toute la plaine.

Une victoire pouvait nous rendre l'Orléanais, nous donner une base d'opérations facilitant notre marche sur Paris, et inspirer à cette armée, créée depuis quelques jours à peine, la confiance qui lui était nécessaire pour accomplir la grande tâche qu'elle avait à remplir. L'esprit des troupes était du reste excellent, et la discipline , ramenée par la volonté énergique du général d' Aurelle , ne laissait alors rien à désirer. Les services étaient bien organisés, les vivres et les munitions assurés; l'habillement seul était incomplet, surtout dans les régiments de mobiles, et l'armement avait le défaut de compter trop de modèles différents.

Le 8 au soir, le général en chef donna les ordres gêné raux suivants :

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