LIVRE QUATRIÈME. — LE MANS
après, sans toutefois avoir pu voir le commandant des troupes allemandes lui-même :
« Deuxième armée.
» Reçu une lettre du (>énéral Ghanzy. Un général prus- I) sien, ne sachant pas écrire une lettre d'un tel genre, ne » saurait y faire une réponse par écrit.
» Quartiei' général à Vendôme, 28 décembre 1870.
» Le général commandant à Vendôme,
» [Illisible). »
Cependant les mouvements des colonnes mobiles avaient rendu les Allemands plus circonspects dans la vallée de l'Huisne, et les avaient déterminés à replier sur Vendôme les troupes qui s'étaient avancées jusqu'à Saint-Galais. Dans la vallée de la Loire leurs incursions semblaient moins audacieuses ; la ligne ferrée du Mans à Tours était redevenue praticable, ce qui rendait un grand service à la deuxième armée. Pour protéger cette ligne, le général de Gurten vint s'établir, le 27 décembre, à Neuillé-Pont- Pierre, se reliant par sa gauche avec les troupes du général Barry sur le Loir, et poussant ses avant-postes à Neuvy-le-Roi et à Beauraont-la-Ronde ; tandis que le général Gléret, qui avait succédé au général Ferri Pisani, s'avançait jusqu'à Saint- Antoine du Rocher, s'éclairant, dans les directions de Monnaie et de Blois, au moyen des escadrons du colonel Lacombe (8^ hussards et chasseurs d'Afrique), soutenus par des postes d'infanterie établis à Gérettes et à Notre-Dame d'Oé.