‹ Campagne de 1870-1871Chapitre 183 sur 345 · DÉCEMBRE. COMBAT DE SAINT-QUENTIN · texte numérisé non relu

DÉCEMBRE. COMBAT DE SAINT-QUENTIN

Le 27 au matin, la colonne du général de Jouffroy était sur la Braye, à Bessé et à Lavenay. Apprenant que les

Allemands menaçaient de brûler Sougé et Troo, pour se venger de la résistance de quelques francs-tireurs qui, embusqués dans ces localités, avaient repoussé leurs reconnaissances, le général résolut de se porter immédiatement en avant pour les surprendre pendant cette opération.

Arrivé à Fontaine, il partagea sa troupe en trois colonnes : l'une, de deux bataillons et d'une batterie d'artillerie, se rendit directement aux Roches; l'autre, composée d'un bataillon et d'une batterie, s'avança sur Troo, tandis qu'il se portait sur Montoire avec la troisième, forte de deux bataillons, d'une batterie et de deux mitrailleuses. Arrivée au débouché de la petite vallée qui s'ouvre de Fontaine sur Montoire, cette dernière fut assaillie par une forte colonne d'infanterie prussienne, dont l'artillerie, établie à Saint-Quentin , faisait pleuvoir sur nos troupes une grêle d'obus qui causèrent dans leurs rangs des pertes considérables. Le combat se maintint cependant avec acharnement durant deux heures. Pendant ce temps, nos troupes envoyées sur Troo menaçaient ce village et leur artillerie prenait à revers la batterie de Saint-Quentin ; l'ennemi surpris se retira précipitamment dans la direction de Montoire. Les trois bataillons du 70* mobiles (Lot) se mirent à sa poursuite, traversèrent au pas de charge Montoire et le pont sur le Loir, rétabli par les Prussiens, qu'ils poursuivirent à la baïonnette jusqu'à trois kilomètres de ce village , sur la route de Château-Renault, leur enlevant deux caissons, sept voitures et quelques prisonniers.

De son côté, la colonne qui avait marché sur les Roches y surprenait une compagnie prussienne tout entière, tandis qu'une reconnaissance de cavalerie, qui avait poussé le matin jusqu'à Fortan, ramenait un officier et dix hommes trouvés réquisitionnant à Lunay.

Le 28, l'ennemi vint faire une reconnaissance insignifiante devant les Roches et disparut dans la direction de

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