LIVRE QUATRIÈME. — LE MANS
Vendôme. Il était indispensable de savoir ce qui se passait sur ce point, et si les Allemands s'y concentraient ou se retiraient de la vallée du Loir.
Le général de Jouffroy reçut l'ordre de continuer son mouvement en avant en appelant à lui les renforts que le général Barry tenait prêts. Toutefois, cette opération pouvant avoir une grande importance, les autres colonnes furent prévenues qu'elles devaient rester sur place sans rien tenter au loin ^
31 DÉCEMBRE. COMBaT DE COURTAUN.
Lorsque cet ordre arriva au général Rousseau, il venait de faire partir, pour battre les environs de Mondoubleau où la présence d'un parti allemand était signalée, 600 hommes d'infanterie, une section d'artillerie, un escadron de hussards, renforcés des francs-tireurs de la Dordogne, de la Sarthe, de la légion franco-argentine et de quelques volontaires de la Ferté-Bernard. Cette petite colonne, sous les ordres du commandant Bonnefond-Pédulans, dv 58* de ligne, arrivée le 30 à la Bazoche, apprit que l'en*, nemi s'était retiré sur Gourtalin. Elle se porta de nuit sur la Chapelle-Royale pour le poursuivre ; mais , perdant un temps précieux autour d' Arrou qu'elle cerna sans y trouver personne, elle ne put arriver devant Courfalin que le 31 au matin. Ce village fut immédiatement enlevé avec beaucoup d'élan. Les Allemands abandonnèrent le champ de bataille dans un désordre tel , qu'ils laissèrent dans le château et dans le village leurs sacs, leurs armes et soixantecinq morts, fuyant sur la route de Cloyes avec un grand nombre de blessés. De notre côté, nous n'avions eu qu'un homme tué et six blessés. Cette petite expédition, vigoureusement menée par le commandant Bonnefond , dégagea
» Voir la note 8,
pour quelques jours la vallée de l'Yères et les environs d'Authon.