LIVRE QUATRIÈME. — LE MANS
sant et couvert de neige, allait être sérieusement compromis lorsqu'il fut dégagé par les Arabes du colonel Goursaud, qui surent affirmer une fois de plus dans cette occasion et leur valeur et leur hardiesse. La retraite était des plus difficiles ; une partie de nos cavaliers dut mettre pied à terre pour inquiéter les artilleurs prussiens des hauteurs de Vancé, tandis que le Goum résistait avec opiniâtreté à l'infanterie par son choc et sa mousqueterie. Forcés de se retirer enfin, par un chemin creux qui était leur seule issue et dans lequel les obus éclataient au milieu de leurs rangs pressés, les Algériens perdirent là une centaine d'hommes tués ou blessés. De son côté, le S'' cuirassiers avait eu son colonel et un officier blessés et une vingtaine d'hommes prisonniers ou disparus.