COMBAT DU THEIL
Le 7 janvier, le commandant du 2P corps envoyait sur Nogent, en chemin de fer, le reste de la 3^ division, et par la route, un renfort d'artillerie sous l'escorte de deux escadrons. Le même jour, le général Rousseau continuait son mouvement de retraite sur le Tlieil. Il y était arrivé et établi, lorsque, vers quatre heures du soir, ses avantpostes, au Gibet et à Châteauroux, furent attaqués par une colonne ennemie qui les força à reculer. Le général tenta alors un retour offensif, mais l'ennemi déploya devant lui des forces tellement considérables, que, menacé d'être tourné sur ses positions du Theil , il dut se décider à gagner la Ferté-Bernard, où il arriva à une heure du matin, et de là Gonnerré, où il put seulement rallier ses troupes, dispersées par cette marche de nuit.
Toute la 1" division du 2P corps se trouva alors réunie à Gonnéré le 9 au matin, occupant les positions ci-après :
Le 26"* de ligne à Thorigné : la 1" brigade sur les hauteurs de Duneau , la 2" brigade de la gare de Gonnerré jusqu'à deux kilomètres sur la route de Thorigné.
Pendant que cette retraite s'effectuait, le colonel Lipouski fut envoyé sur Alençon pour observer les mouvements de l'ennemi , dont l'aile droite menaçait Mortagne ; et Gathelineau, de Vibraye où il était trop exposé, ramena à Montfort ses volontaires et son artillerie. Ainsi donc, toutes les colonnes mobiles, et les divers détachements qui surveiHaient et harcelaient l'ennemi entre la Sarthe et l'Huisne, l'Huisne et le Loir, après des succès incontestables au début, étaient en retraite sur tous les points à la fois, et se repliaient sur le Mans.
Malgré des fautes de détail, toutes ces troupes avaient combattu avec beaucoup de vigueur, causé beaucoup de mal à l'ennemi, ne cédant le terrain que pied à pied. Le