‹ Campagne de 1870-1871Chapitre 204 sur 345 · LIVRE QUATRIÈME. — LE MANS · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME. — LE MANS

mière avait été facilement repoussée par le bataillon de la Gorrèze; l'autre, tentée par une colonne de 2,000hommes et 2 pièces de canon, causa un instant de panique dans Nogent, mais elle fut rejetée sur les hauteurs de Montgraham par le 58*^, appuyé par une section d'artillerie. De son côtéle colonel Lipouski, sur lequel le général Rousseau comptait pour prendre l'ennemi de flanc, avait dû faire face aune colonne prussienne assez forte à Regmalard.

En résumé, ces combats font honneur aux troupes du général Rousseau et à leur chef. Le 13^ bataillon de chasseurs à pied et la 25^ batterie de marine, sur lesquels avait porté l'effort principal de l'ennemi , s'étaient vaillamment conduits ; les pertes pour ces deux corps seuls étaient de 46 hommes tués, 145 blessés et M disparus. Dans le reste de la colonne , nous avions eu 2 officiers tués, 5 blessés, et un assez grand nombre d'hommes atteints.

D'après les renseignements fournis par les espions et les quelques prisonniers faits à l'ennemi , le grand-duc de Mecklembourg avait réuni son armée pour descendre la vallée de l'Huisne. Il fallait donc s'attendre à des tentatives sérieuses de ce côté. Le général en chef prescrivit au général Rousseau d'éviter le combat s'il se trouvait en face de forces trop considérables, et tout en ne cédant le terrain que pied à pied , de se retirer, si cela était nécessaire, sur la Ferté-Bernard. Là, il devait essayer de nouveau de se défendre dans une bonne position , avant de se replier sur celles en avant du Mans. Le but de cette résistance était de fatiguer l'ennemi, de retarder sa marche, et de donner aux autres colonnes et à l'armée principale ie temps de se rallier et de se préparer à la bataille qui paraissait imminente.

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