‹ Campagne de 1870-1871Chapitre 207 sur 345 · JANVIER. COMBATS DE THORIGNÉ ET DE GONNERRÉ · texte numérisé non relu

JANVIER. COMBATS DE THORIGNÉ ET DE GONNERRÉ

Pendant que les 2® et S^ divisions du 2P corps se portaient ainsi en avant, la P° division était de nouveau attaquée dans la journée du 9 janvier. Le 26^ de ligne envoyé à Thorigné pour l'occuper, en attendant les renforts que doit amener le général Goujard, qui remonte la rive gauche de l'Huisne, est assailli, le matin, par trois colonnes ennemies débouchant par les routes de Breil, de Dollon et de Bouloire, et obligé d'abandonner le village. Les Allemands marchent alors sur Connerré et sont arrêtés par la résistance vigoureuse du 26% qui a pu atteindre une bonne position où il est renforcé par le 90^ mobiles (1" et 2® bataillons de la Gorrèze , et 5® bataillon de la Sarthe) , sous les ordres du colonel Feujeas, dont l'énergie les maintient jusqu'à la nuit^.

Sur la route de la Ferté-Bernard une autre attaque très-vive avait été repoussée par le lieutenant- colonel Roux , quand vers le soir l'ennemi , maître de Vouvray qu'il incendie, et ayant repoussé le bataillon de l'Aude qui le gardait, prononce un mouvement sur notre flanc droit. La menace était des plus sérieuses et le moment critique. Le lieutenant-colonel Roux, le commandant Lombard du 13* chasseurs à pied, et le chef d'escadrons Dubuquoy du 6** dragons, donnant l'exemple aux troupes, les entraînent à une offensive vigoureuse et refoulent l'ennemi, la baïonnette dans les reins, jusque dans les bois d*où il était sorti. La colonne dégagée peut dès lors se replier sur Connerré, protégée par l'artillerie, que l'intensité de la neige qui ne cessait depuis le matin avait jusque-là empêchée d'agir.

A la nuit tombante, les fusiliers marins et le 19° de ligne qui gardaient la barricade de la Touche-de-Veau, à

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