‹ Campagne de 1870-1871Chapitre 255 sur 345 · LIVRE QUATRIÈME. — LE MANS · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME. — LE MANS

droite à Gontest, se reliant par sa cavalerie avec la » gauche du 17' corps.

M II est de la dernière importance , pour éviter un de- » sastre, que chaque commandant de corps d'armée » indique bien à toutes ses divisions les mouvements à » exécuter , les directions à suivre , les distances à parcou- » rir , et les mesures à prendre pour surveiller l'ennemi et » lui résister partout où il se présentera.

» A moins d'avis contraire , le grand quartier général » sera demain soir à Laval.

») La division de cavalerie du 16^ corps, qui est à Laval, » devra en partir dès demain pour venir s'établir à l'Huis- » série , de façon à surveiller tout le cours inférieur de la » Mayenne à partir de Laval et le plus loin possible dans » la direction de Ghâteau-Gonthier.

» La division de cavalerie du 1 7^ corps devra être pla- » cée en arrière des lignes occupées par ce corps.

» Les convois et les parcs de chacun des corps d'armée » devront être mis bien à l'abri derrière les lignes aussi »» longtemps que l'ennemi menacera. Chaque comman- » dant de corps d'armée fera reconnaître les positions au » delà de la Mayenne , de façon à s'établir le plus solide- » ment possible pour faire tète à l'ennemi , s'il cherchait » à nous poursuivre au delà de cette rivière. »

Ces instructions furent exécutées en tout point et sans que l'ennemi cherchât de nouveau à inquiéter la retraite. L'état des chemins, la fatigue non moins grande chez ses troupes que chez les nôtres, les deux combats sanglants de Sillé-le-Guillaume et de Saint-Jean-sur-Erve le forçaient de s'arrêter et de se montrer plus circonspect.

Après s'être assuré en arrivant à Montsurs, le 16 à midi, que tous les corps étaient bien engagés dans les directions qu'ils avaient à suivre et qu'ils n'avaient plus rien à craindre pour le moment, le général en chef vint coucher

à Laval pour remédier à l'encombrement de cette ville envahie par les fuyards , étudier les passages de la Mayenne, préparer la destruction des ponts s'il devenait nécessaire de les couper, et reconnaître les positions qu'il fallait occuper pour rallier l'armée et la réorganiser *.

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