LIVRE QUATRIÈME. — LE MANS
droite à Gontest, se reliant par sa cavalerie avec la » gauche du 17' corps.
M II est de la dernière importance , pour éviter un de- » sastre, que chaque commandant de corps d'armée » indique bien à toutes ses divisions les mouvements à » exécuter , les directions à suivre , les distances à parcou- » rir , et les mesures à prendre pour surveiller l'ennemi et » lui résister partout où il se présentera.
» A moins d'avis contraire , le grand quartier général » sera demain soir à Laval.
») La division de cavalerie du 16^ corps, qui est à Laval, » devra en partir dès demain pour venir s'établir à l'Huis- » série , de façon à surveiller tout le cours inférieur de la » Mayenne à partir de Laval et le plus loin possible dans » la direction de Ghâteau-Gonthier.
» La division de cavalerie du 1 7^ corps devra être pla- » cée en arrière des lignes occupées par ce corps.
» Les convois et les parcs de chacun des corps d'armée » devront être mis bien à l'abri derrière les lignes aussi »» longtemps que l'ennemi menacera. Chaque comman- » dant de corps d'armée fera reconnaître les positions au » delà de la Mayenne , de façon à s'établir le plus solide- » ment possible pour faire tète à l'ennemi , s'il cherchait » à nous poursuivre au delà de cette rivière. »
Ces instructions furent exécutées en tout point et sans que l'ennemi cherchât de nouveau à inquiéter la retraite. L'état des chemins, la fatigue non moins grande chez ses troupes que chez les nôtres, les deux combats sanglants de Sillé-le-Guillaume et de Saint-Jean-sur-Erve le forçaient de s'arrêter et de se montrer plus circonspect.
Après s'être assuré en arrivant à Montsurs, le 16 à midi, que tous les corps étaient bien engagés dans les directions qu'ils avaient à suivre et qu'ils n'avaient plus rien à craindre pour le moment, le général en chef vint coucher
à Laval pour remédier à l'encombrement de cette ville envahie par les fuyards , étudier les passages de la Mayenne, préparer la destruction des ponts s'il devenait nécessaire de les couper, et reconnaître les positions qu'il fallait occuper pour rallier l'armée et la réorganiser *.