LIVRE QUATRIEME. ■— LE MANS
ils firent six prisonniers, parmi lesquels le lieutenant de Moltke.
Le 16, à sept heures du soir, le général de Gurten arrivait à Laval avec sa colonne.
La deuxième armée se trouvait dès lors, encore une fois, conservée au pays après une retraite des plus difficiles par suite des rigueurs de la saison , et durant laquelle elle avait soutenu des combats acharnés et incessants. Elle avait ainsi attiré à sa suite, et maintenu devant elle, la plus importante des armées prussiennes , et si elle n'avait pu jusque-là réaliser son projet de marcher sur Paris, elle pouvait espérer du moins que cette grande diversion, à laquelle elle avait obligé les forces allemandes, ne serait pas sans avantage pour les efforts que pouvaient tenter les armées de la capitale. Malgré leurs insuccès, la France pouvait donc être fière de ses jeunes troupes, qui, si elles se laissaient parfois aller au découragement lorsqu'elles étaient aux prises avec les fatigues et les privations , savaient se battre et se sacrifier pour elle lorsqu'on les menait au combat * .
* Voir, à la suite des notes du livre IV, la traduction de quelques documents allemands et anglais.