‹ Campagne de 1870-1871Chapitre 26 sur 345 · IMPORTANCE DE LA CONIE · texte numérisé non relu

IMPORTANCE DE LA CONIE

il était important de ne pas laisser l'ennemi s'emparer de ces marais et de leurs passager» , aussi le commandant

du 16* corps demanda-t-il instamment à faire occuper le cours de la Gonie , pour se relier par sa gauche avec le 1 7" corps que le Gouvernement réunissait à Ghâteaudun pour défendre le Perche, couvrir Vendôme, et former l'aile gauche de Tarmée de la Loire. Il insistait même pour porter sa ligne à hauteur de Patay, derrière la Gonie, pousser ses avant-postes jusqu'à la seconde branche de ce ruisseau qui couvre Bazoche en Dunois, Gormainville et Orgères, et nous rendre ainsi complètement maîtres de la grande route de Ghâteaudun à Janville , que l'ennemi sut si bien utiliser dans les premiers jours de décembre. On assurait de plus à notre cavalerie les ressources de cette partie de la Beauce, qui avait moins souffert des réquisitions que les environs d'Orléans et les abords de la grande route d'Étampes.

Ge projet n'ayant point été approuvé, le commandant du 1 6® corps dut se borner à établir solidement ses avantpostes sur la Gonie, à Patay, à Terminiers et jusqu'à Sougy. Toute cette ligne fut garnie de francs-tireurs appuyés à distance par des détachements d'infanterie, placés à LigneroUes, Villardu et Bricy, avec la mission de soutenir les reconnaissances de cavalerie et de combiner avec elles, de jour et de nuit, des coups de main sur les partis ennemis qui se présenteraient. Tout ce service d'avantpostes était sous le commandement du colonel Barbut, du 4* de cavalerie légère mixte , officier des plus vigoureux , et auquel un long séjour en Afrique avait donné l'habitude de ces sortes de missions. Il se trouvait de sa personne à Patay, avec deux escadrons de son régiment et la plus forte partie des francs-tireurs du lieutenant-colonel Lipouski. Jusque-là les éclaireurs prussiens s'étaient mon très très-entreprenants en venant constamment jusqu'en vue de nos lignes ; à partir de ce moment les rôles changent, et notre cavalerie, soutenue par nos francs-tireurs,

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