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RÉOUVERTURE DU CHEMIN DE FER DE LAVAL A MAYENNE

Le général en chef s'était également préoccupé , dès son arrivée à Laval, d'utiliser le chemin de fer de Mayenne, si précieux pour le transport des approvisionnements de toute nature destinés au 21' corps.

Le 20 janvier , la gare de Louverné avait été réoccupée par un bataillon d'infanterie; le 21, la Chapelle- Anthenaise par deux bataillons et un escadron du 1 7® corps ; et dès le lendemain la voie , ainsi protégée , put être de nouveau parcourue par les trains.

Le 23 janvier , les renseignements recueillis par les reconnaissances ne signalèrent aucun mouvement menaçant pour nos positions. Les troupes ennemies , parties d'Alençon, se dirigeaient décidément sur Rouen par Bernay, tout en dissimulant leur marche derrière des partis qui battaient constamment le pays.

A Gesvres, en avant de Villaines , les mobilisés de la Mayenne du colonel Bournel et les habitants du pays avaient infligé des pertes sensibles à une reconnaissance de dragons prussiens; quelques uhians avaient paru à

dS^ LA DEUXIÈME ARMÉE DE LA LOIRE.

Jiiblains et s'étaient avancés jusqu'à Conné ; Évron, Châtres , la Ghapelle-Rainsouin , Sainte-Suzanne , Vaiges , la Bazouge , Meslay , étaient décidément évacués; au sud, entre la Sarthe et la Loire , le pays était toujours exploré par des colonnes peu nombreuses mais constamment en mouvement; à Tours la situation restait la même et la ville occupée par une dizaine de mille hommes.

Le ministre de la guerre , appelé dans le Nord par ce qui s'y passait, avait quitté Laval le 21 janvier dans la nuit pour se rendre, par Rennes et Saint-Malo, à Lille, où il devait rencontrer le général Faidherbe. Il avait adopté avant son départ l'ensemble des idées du commandant de la deuxième armée , et donné à son délégué à Bordeaux les ordres les plus formels pour en faciliter l'exécution par tous les moyens possibles. C'est donc avec ce dernier, M. de Freycinet, que les affaires militaires durent être traitées directement jusqu'au moment de l'armistice. La dépêche télégraphique suivante, qui lui était adressée le 22, le mettait au courant de la situation :

A ministère guerre j Bordeaux,

») Use produit en ce moment, dans tous les corps enne- » mis en avant de moi, des mouvements dont je ne puis » encore ici expliquer exactement le but. L'évacuation » d'Alençon , la retraite dans l'Est des corps qui s'étaient » avancés jusqu'en vue de Laval, l'inaction des partis >> ennemis sur la rive droite de la Loire, semblent indiquer w qu'une préoccupation pourrait rappeler vers Paris une w partie des forces qui nous suivaient. Je ferai reconnaître » demain tous les points que l'on me dit évacués par l'en- » nemi dans la direction du Mans. Je prescris au général }> Lipouski de se porter de la Ferté-Macé sur le Merle- M rault pour suivre les colonnes parties d'Alençon, soit

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