‹ Campagne de 1870-1871Chapitre 275 sur 345 · LIVRE CINQUIÈME. — LAVAL · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIÈME. — LAVAL

n en avant de Gaen , me reliant par ma gauche jusqu'à » la Seine et au besoin au 10^ corps, et être ainsi prêta » me porter sur Paris dès que Faidherbe pourra re- V prendre l'offensive. »

Ce projet fut enfin définitivement adopté et des ordres furent donnés aux généraux de Planhol et de Noue , qui commandaient à Rennes et à Nantes, pour que Gathelineau, Gharette, Lipouski et Béranger reçussent chacun un corps de 12 à 15,000 mobihsés bretons, auquel leurs volontaires devaient servir de réserve et de noyau.

Jusqu'au 27 ^ janvier, le temps put être exclusivement employé à achever la reconstitution de l'armée , tout en surveillant dans toutes les directions , et le plus loin possible, l'ennemi, dont les positions n'avaient pas sensiblement changé.

L'état sanitaire des troupes allait du reste en s'améliorant , malgré quelques cas de variole et de fièvre typhoïde : les hommes dès lors régulièrement nourris , suffisamment vêtus, bien chaussés, abrités dans leurs cantonnements contre le froid , la neige et l'humidité , publiaient leurs fatigues et reprenaient confiance.

On avait pu craindre un instant qu'une épizootie ne détruisît les troupeaux de l'armée : en une seule nuit , et aux environs d'Andouillé, celui de la 2* division du 17*^ corps avait perdu soixante bœufs morts spontanément de cette maladie qui avait déjà fait dçs ravages dans la contrée. Des mesures énergiques permirent d'atteindre le mal à son origine, et, malgré des pertes sensibles, l'approvisionnement de viande resta assuré.

La situation générale au 27 janvier était donc satisfaisante. Elle est résumée dans les instructions suivantes du général en chef aux différents corps.

* Voir aux notes les instructions des 23, 24, 25 et 26, et les diverses pièces relatives à cette question d'organisation des forces de Bretagne,

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