‹ Campagne de 1870-1871Chapitre 296 sur 345 · LIVRE CINQUIÈME. — LAVAL · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIÈME. — LAVAL

» Mayenne, le corps Gathelineau, soutenu par les légions » de la Loire-Inférieure du général Déranger.

» Les 14,000 hommes du général Gléret passeraient ' sur la rive gauche de la Loire. Chacun de ces groupes ' devrait être rendu et établi sur ses positions pour le ;> 15 février. Pendant ce temps, le 19® corps (2 divisions), y le 2P corps (3 divisions) et le 16' corps (4 divisions) , » s'achemineraient sur la Loire, de façon à venir s'établir, » avant l'expiration de l'armistice , sur la ligne qui, par- » tant de Vihiers où se trouverait la droite de la division » Gléret, passerait par Thouars, Poitiers, Montmorillon , ') Ghâteauroux, Issoudun, se reliant de là au 25® corps » établi de Bourges à Ne vers.

» Les forces disponibles dans le Midi renforçant le » corps d'armée du général de Pointe , tiendraient le pays » entre Nevers et Chagny : le reste, jusqu'à la frontière, » étant défendu par les troupes de Garibaldi et la pre- V mière armée.

» Cette disposition de nos forces obligerait, je le répète, !) l'ennemi à une dispersion qui l'afiaiblirait et qui pourî) rait nous ménager des chances de succès si , harcelé » constamment par la résistance locale , il lui devenait imw possible de se grouper sur un point donné.

» Nos corps organisés, établis sur de fortes positions y. préparées pour la défense, pourraient résister le plus !) longtemps possible, cédant le terrain s'ils y étaient )> obligés , pour se reporter sur de nouvelles positions dis- » posées à l'avance, obtenant ainsi le résultat que nous » devons tout d'abord chercher, celui de prolonger la » défense.

» Cette résistance pourrait se produire successivement » dans des contrées de plus en plus difficiles pour l'en- » nemi , et acquérir , notamment en Auvergne , une soli- >' dite d'autant plus grande , que nous aurions eu d'ici là

V le temps d'organiser, dans de bonnes conditions , les 5' ressources que le pays peut encore donner.

» En résumé : organiser partout la défense locale, forcer » l'ennemi à se disperser, mettre l'Allemagne dans la né- " cessité de maintenir en France une armée d'au moins » 500,000 hommes qu'elle ne peut plus fournir sans im- !' poser à sa landwehr et à ses dernières réserves l'obliga- " tion de rester sous les armes , alors qu'elle n'a obtenu » cet effort qu'en propageant l'idée que la chute de Paris » serait la fin de la guerre ; éviter les grands engagements j' avant l'organisation solide de nos troupes; défendre » enfin le sol pied à pied et amener la nation à comprenr dre que, pour sauver son honneur et son intégralité, '> elle n'a d'autre moyen que le sacrifice de ses intérêts » matériels du moment et la résistance à outrance.

w Le général en chef,

» Signé: Ghanzy.. m

En même temps que ce rapport , le général en chef adressait au général de Colomb la dépêche suivante :

« Laval, 4 février.

« J'ai proposé au ministre de la guerre un plan d'ope- !) rations pour le cas très-probable où les hostilités seraient ' reprises le 19; j'attends sa décision. Si elle est telle que ;; je la désire, les 16% 19® et 2P corps devront être sur la >; rive gauche de la Loire assez à temps pour y occuper, • avant la fin de l'armistice, les positions que j'indique. Pour ; arriver à ce résultat, le 19® corps n'a pas moins de deux » cent cinquante kilomètres à parcourir , c'est vous dire " qu'il n'y a pas un moment à perdre et combien il me p tarde de connaître la décision du ministre; c'est vous M dire aussi combien il importe de presser l'organisation

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