LIVRE SIXIEME. — POITIERS. U
Si tant de sang répandu, si tant de souffrances supportées n'ont pu sauver le pays, ils n'en resteront pas moins comme la plus éloquente des protestations d'un grand peuple défendant son honneur et son indépendance , comme le gage le plus assuré de ce qu'il saura faire pour relever sa fortune, reprendre sa place et reconquérir son intégralité.
Cette armée ne devait pas tarder, du reste, à prouver une fois de plus ce dont elle était capable, son dévouement à la patrie et à l'ordre, quand une insurrection néfaste, mettant le comble aux malheurs de la France, la faisait se retrouver de nouveau réunie en grande partie sous les murs de Paris \
Avant de se séparer d'elle le général en chef lui adressa le 14 mars, du quartier général de Poitiers, l'ordre suivaut, qui était son adieu :