TÉLÉGRAMME
Inspecteur Boulogne à directeur général des télégraphes à Bordeaux , communiqué au général Chanzy , au Mans,
Télégramme Reuter, Versailles^ 22
Le correspondant prussien, Times du 23, p. G, après avoir reproduit rapport daté de Versailles le 15 (quartier général du roi) sur l'état présent opinion publique France, apprécie tactique du général Chanzy, qui, pour se retirer vers Paris, continue à se replier oii il veut, et qui, chassé de la Loire, s'est arrangé pour se diriger vers Paris oii il va causer nouveaux ennuis ; il constate que renforts nullement trop tôt, Allemands obligés d'occuper surface de pays con-
sidërnble et fie combattre ennemi deux fois plus nombreux et arnië de fusils se charg^eant par la culasse. Après arrivée des renforts, la témérité du ^o^énéral Chnnzy sera punie, et cela fait, Allemands occuperont ligne de la Loire et du Cher en attendant chute de la capitale.
Correspondant spécial , quartier général, Versailles, 18 décembre, dit qu'hier au soir, canons nouvellement placés en avant Valérien, ont lancé bombes, à proximité désagréable de Versailles, qu'elles n'ont pas atteint, mais qui sait ce qui arrivera. Il ajoute qu'il ne faut croire en aucune façon à un bombardement ni à une reddition im médiats. Paris a encore 45,000 chevaux mangeables, de plus prince Wittgenstein a dit qu'il y avait approvisionnements en pain, viande salée et vin , encore pour deux mois.
Correspondant spécial, armée allemande de la Loire, à Oucques, 15 décembre, parlant de Fréteval, a toujours même opinion sur tactique du général Ghanzy, et s'attend à voir Français abandonner leur forte position de la journée pour se reporter à une ou deux journées de marche dans une autre situation aussi forte, mais d'autant plus rapprochée de Paris. Il insiste de nouveau sur la portée incroyable des fusils français et leurs effets.
Inspecteur à directeur générai à Bordeaux.
Dépêctie du Times, Berlin, 20 décembre.
Bombardement Bclfort est mené vigoureusement, après achèvement troisième parallèle, portion considérable, faubourg de France , a été complètement brûlée. Artillerie siège devant Paris a été augmentée. Versailles, 20 décembre, aile gauche a continué aujourd'hui marche sur Tours et aile droite sur le Mans. Entre Orléans et Blois, plus de 6,000 Français blessés ont été abandonnés sans aucune assistance médicale. Ballon tombé en Nassau, un autre tombé en Bavière. On a trouvé dans le premier, dépêche officielle du général Trochu annonçant sortie pour le 20 décembre. — Dépêche de l'Evening Standard, du 22. Versailles, 21 décembre. Hier au soir, vive canonnade des forts de Paris, cependant sans dommages. Ce matin attaque faite par environ trois divisions de garnison sur la garde et le 12* corps, repoussée après plusieurs heures de combat, pertes non considérables. Hier six à sept cents gardes mobiles, avec cavalerie et artillerie, ont été dispersés par le général Voigts-Rhetz à Monnaie, et repoussés au delà de Notre-Dame d'Oé.
La correspondance datée de Berlin 19 décembre, Times du 22, p. 10, contient observations intéressantes sur le chassepot qui mo« difie un peu rapport autrefois établi entre une armée régulière et une milice, donnant à cette dernière une chance là on auparavant elle
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n'en avait aucune, et lui permettant de tenir le champ, pourvu qu'elle se contente de se sacrifier sans autre but plus élevé que celui de tourmenter l'ennemi. Ainsi les recrues de l'armée de la Loire, qui n'auraient pas tenu contre attaque rapprochée, ont pu, à l'aide des effets (le ceKc ;îrme formidible et de l'impunité relative qu'elle procure, combattre à distance et infliger des pertes lourdes aux Allemands dans la demie! e quinzaine. Ces faits ont été reconnus; il importe maintenant de manœuvrer de façon que les occasions de victoire ne nous échappent pas indéfiniment.
Inspecteur à directeur général à Bordeaux,