‹ Campagne de 1870-1871Chapitre 37 sur 345 · MOUVEMENTS DE CONCENTRATION DES ALLEMANDS · texte numérisé non relu

MOUVEMENTS DE CONCENTRATION DES ALLEMANDS

Le 30, il ne fut plus possible de douter des intentions de l'ennemi. On aperçut pendant toute la journée , des avant-postes de Patay, des forces considérables venant de l'Ouest , en marche sur Orgères et couvrant de grands convois \ Le général Michel les fit reconnaître par des escadrons de cavalerie envoyés jusqu'à hauteur de Guillonville et de Gaubert. C'était bien l'armée du grand-duc de

1 Voir à l'appendice du livre I, le télégramme n» 259 et ceux donnant les renseignements fournis par le général en chef et le ministre de la guerre (note 6) .

50 LA DEUXIÈME ARMEE DE LA LOîT.E.

Mecklembourg qui défilait devant nous pour aller prendre sa place d'après le plan arrêté de concert avec le prince Charles, et ce qui s'apercevait de Patay n'était autre que les fractions de cette armée, qui s'étaient d'abord portées sur le Loir jusqu'à Ghâteaudun pour bien nous reconnaître et menacer notre gauche. Il eût fallu alors, et cette opinion fut émise avec instance par le commandant du 16* corps, profiter de ce moment pendant lequel l'ennemi manœuvrait, pour l'attaquer vigoureusement en se jetant sur le flanc de ses colonnes et de ses convois. L'acharnement avec lequel il avait cherché à détourner notre attention du côté du nord, par ses démonstrations sur Varize et sur la route de Ghâteaudun au Mans, indiquait assez sa préoccupation et l'importance qu'il attachait aux mouvements qu'il cherchait à dissimuler. De notre côté, la défensive la plus vigoureuse était formellement prescrite, et certains indices présageaient que l'armée de la Loire allait elle-même entrer en opérations d'après un plan qui restait ignoré.

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