‹ Campagne de 1870-1871Chapitre 36 sur 345 · LIVRE PREMIER. ■— ORLÉANS · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. ■— ORLÉANS

Hôtels, reçurent encore quelques obus, et le lendemain matin l'ennemi, jusqu'à onze heures, fit quelques mouvements qui n'avaient évidemment d'autre but que de dissimuler sa retraite. Ce qui venait de se passer sur la route de Ghâteaudun au Mans n'étsit donc qu'une démonstration dans le but de s'assurer des positions nouvelles que le 17^ corps avait prises, de constater celles qu'occupait le 16^ corps, et de nous tromper enfin sur ses véritables intentions. Il n'avait point été difficile au commandant du 16* corps de pénétrer ses véritables desseins. D'après les renseignements qui parvenaient , et ce qui se passait aux avant-postes, il était hors de doute qu'un grand mouvement de concentration allait s'opérer en vue d'une attaque sur l'armée de la Loire, et tout portait à croire que cette concentration devait avoir lieu sur la route de Paris pour couvrir l'armée d'investissement, si nous prenions l'offensive, ou pour marcher sur Orléans en forçant notre centre, si nous restions sur nos positions. Le commandant du 1 6^ corps insista donc auprès du général en chef pour que le général de Sonis fût reporté le plus promptement possible sur Gharsonville, Épieds et Saint-Sigismond, afin de renforcer la gauche de l'armée , et au besoin de servir de réserve dès que les opérations sérieuses commenceraient.

Page 1