‹ Campagne de 1870-1871Chapitre 42 sur 345 · COMBAT DE VILLEPION · texte numérisé non relu

COMBAT DE VILLEPION

Le V décembre, le 16' corps se mit en mouvement à dix heures du matin dans Tordre prescrit par les instructions qui précèdent, l'infanterie à travers champs, l'artillerie sur les routes et sur les chemins. Bien que la neige couvrît encore le sol , le froid , qui était vif, avait durci le terrain; le temps était favorable. Arrivé à Patay, le commandant du 16^ corps, informé que l'ennemi occupait Guillonville et Gommiers, donna l'ordre au contre-amiral Jauréguiberry de se porter avec sa 1'^ division sur ces positions et de les enlever; la cavalerie du général Michel, qui se trouvait en avant de la ferme de Pérolait , devait , en tournant la droite des Allemands, faciliter cette opération. Parvenu eritre Muzelies et la ferme Guillard, l'amiral fut accueilli par un feu très-vif que les batteries postées à hauteur de Gommiers et de Terminiers dirigeaient sur sa brigade de droite (général Bourdillon) , et sur une partie de la cavalerie arrêtée entre Muzelies et Rouvray-Sainte- Groix. En même temps , des groupes de cavalerie ennemie en mouvement sur notre gauche préoccupaient le général Deplanque et l'empêchaient de marcher directement sur les positions indiquées à sa brigade. L'amiral Jauréguiberry comprenant qu'il fallait brusquer l'attaque et débuter par un coup vigoureux dans les opérations qui s'ouvraient, établit promptement ses pièces pour contre-battre celles de l'ennemi, fit faire face à droite à la brigade Bourdillon, marcher résolument en avant la brigade Deplanque, enle-

^ Voir à l'appendice du livre I, la dépêche télégraphique du général en chef répondant à cette lettre (note 7).

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